Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 15:41

POUR CONSULTER ET IMPRIMER LE PROGRAMME, CLIQUEZ SUR CETE LIGNE !


Le PasséLE PASSE

Film français de Asghar Farhadi avec Bérénice Bejo, T. Rahim. (2013 - 2h10)
Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, pour procéder aux formalités du divorce avec Marie, son épouse française. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.
Depuis "Une séparation", Asghar Farhadi atteint l'osmose rare : être constamment sur la crête des sentiments, sans jamais verser dans la fadeur, ni la lourdeur. Un travail fondé sur un scénario à multiples tiroirs et une magistrale direction d’acteurs...
DU MERCREDI 22 AU MARDI 28 MAI


Promised LandPROMISED LAND
Film américain de Gus Van Sant avec Matt Damon, Frances Mcdormand, John Krasinski, Rosemarie Dewitt... (2012 - vostf - 1h45)
Le nouveau film de Gus Van Sant est un drame écolo d'une grande douceur et sensibilité. Il parle de sujets essentiels, trop peu exploités au cinéma : les grands conglomérats qui rachètent les vastes terres des fermiers pour y implanter leurs stations de forage et d'extraire le gaz de schiste, nouvel eldorado énergétique. Un film indispensable.
LUNDI 27 MAI à 18h et 21h


MudMUD Sur les rives du Mississippi
Film américain de Jeff Nichols avec Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Michael Shannon... (2012 -vostf - 2h10)
Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi.
C’est Mud : une dent en moins, un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Qui est vraiment cet homme ?
Deux gamins aident un homme qui se cache dans une île. Ils vont apprendre à cette occasion beaucoup de choses sur la vie, les hommes, la trahison, sur eux-même aussi. Film d'apprentissage, voilà un teen movie comme on voudrait en voir plus souvent. Mais ce film n'est pas que destiné aux ados, il a une portée universelle et parlera à tous les publics. L'histoire est émouvante et les acteurs excellents. Quant à la forme, la beauté des plans, du rythme, du cadrage, la musique, tout est parfait.
LUNDI 3 JUIN à 18h et 21h


Only God ForgivesONLY GOD FORGIVES
Thriller danois de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Gordon Brown... (vostf et vf- 2012 - 1h30) Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement.
Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …
Seconde collaboration entre l'acteur Ryan Gosling et le réalisateur Nicolas Winding Refn après Drive. Présenté en compétition au Festival de Cannes.
DU MERCREDI 6 AU MARDI 11 JUIN


Stories We Tell STORIES WE TELL
Film canadien de Sarah Polley avec Rebecca Jenkins.. (2012 - vostf - 1h48)
Sarah Polley a une famille (presque) normale… Et presque comme toutes les familles, la sienne cache un secret. Quand Sarah le découvre, elle décide de se lancer à la recherche de la vérité. Mais quelle vérité ? Jouant les détectives avec une ironie et un naturel désarmants, elle va démêler sous nos yeux la pelote de toutes ces histoires qu'on raconte, et auxquelles on finit par croire. La légende familiale se construit alors sous nos yeux, entre faux-semblants et sincérité, humour et tendresse.
A la frontière de plusieurs genres cinématographiques, cette œuvre e mêle souvenirs et fiction, mystères et fausses pistes, mensonges et révélations. Bref, l'histoire d'une famille comme les autres !
LUNDI 10 JUIN à 18h et 21h


Une vie simpleUNE VIE SIMPLE
Film chinois de Ann Hui avec Andy Lau, Deannie Yip... (2012 - vostf - 1h58)
Au service d'une famille bourgeoise depuis quatre générations, la domestique Ah Tao vit seule avec Roger, le dernier héritier.
Producteur de cinéma, il dispose de peu de temps pour elle, qui, continue de le materner. Le jour où elle tombe malade, les rôles s'inversent.
Un film simple sur une vie simple où l'émotion est toujours juste. Les deux acteurs principaux parviennent à nous émouvoir à mesure qu'ils découvrent eux-mêmes ce qui les relie et les attache. L'ensemble n'est ni larmoyant, ni moralisateur, ni accablant. Humain tout simplement.
LUNDI 17 JUIN à 18h et 21h


Polluting ParadisePOLLUTING PARADISE
Film documentaire turc de Fatih Akin. (2012 - vostf - 1h38)
Pendant plus de cinq ans, Fatih Akin filme le combat du petit village village natal de ses grands-parents au nord-est de la Turquie, où les habitants vivent depuis des générations de la pêche et de la culture du thé, au plus près de la nature, contre les puissantes institutions et leur projet de décharge construit dans un mépris total de l’environnement et contre lequel s’élèvent le maire et les habitants.
"Polluting Paradise" est à la fois un portrait remarquable de la population turque des campagnes, et un émouvant plaidoyer pour le courage civique.
LUNDI 24 JUIN à 18h et 21h


The Bling RingTHE BLING RING
Film américain de Sofia Coppola avec Emma Watson, Leslie Mann... Selection «un certain regard» Festival de Cannes. (2013 - vostf - 1h30)
À Los Angeles, un groupe d'adolescents fascinés par les people et l'univers des marques traque, via Internet, l'agenda des célébrités pour cambrioler leurs résidences. Ils subtiliseront pour plus de 3 millions de dollars d'objets de luxe... Parmi leurs victimes, on trouve Paris Hilton, et Orlando Bloom. Les médias ont surnommé ce gang le "Bling Ring".
Si l'on retrouve, comme dans ses précédents longs-métrages, la fascination de Sofia Coppola pour l'adolescence, The Bling Ring est un constat critique et désenchanté de la culture ambiante, de la perte des valeurs. Tout en étant bling-bling, The Bling Ring en dit long sur la société d'aujourd'hui !
LUNDI 1er JUILLET 18h et 21h «Fête du Cinéma»


Viramundo-affiche.jpgVIRAMUNDO
Documentaire musical de Pierre-Yves Borgeaud avec Gilberto Gil. (2012 - 1h38)
Après plusieurs décennies de succès internationaux, le maître de la musique brésilienne Gilberto Gil part pour une tournée d’un nouveau genre à travers l’hémisphère sud. De Bahia, il se rend dans les territoires aborigènes d’Australie, puis dans les townships d’Afrique du Sud pour terminer son périple au cœur de l’Amazonie brésilienne. Au fil des rencontres et des concerts se dévoile la vision d’un futur pluriel et interconnecté, riche d’espoirs, d’échanges… et bien sûr de musique !
Les différentes rencontres de l'artiste avec la musique pour ciment nous offrent quelques moments rares, aussi forts qu'émouvants.
LUNDI 8 JUILLET à 21h





 

Partager cet article
Repost0
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 18:38

Hannah ArendtHANNAH ARENDT
Biopic historique allemand de Margarethe Von Trotta avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer... (2012 - vostf - 1h55)
1961 - La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de «La banalité du mal» déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.

 

Hannah Arendt : une réflexion sur le mal nécessaire 

 Hannah Arendt, philosophe allemande naturalisée américaine qui compte parmi ses ouvrages Les Origines du totalitarisme, Condition de l'homme moderne ou encore La crise de la culture a suscité polémique et controverse avec son ouvrage Eichmann à Jérusalem. Margarethe Von Trotta revient à travers ce bipoic sur les années où Hannah Arendt et le nazi Eichmann se sont croisés...

 

Une relation passionnelle

Hannah Arendt est née en 1906 et a grandi dans une famille juive, elle se passionne pour la philosophie et suivra les cours d'illustres philosophes tels que K. Jasper, E. Husserl ou encore M. Heidegger. Elle aura d'ailleurs avec ce dernier une relation très passionnelle puisqu'elle en tombera amoureuse. Mais ce sera également une relation compliquée suite à l'implication de Heidegger au parti National Socialiste en 1933. Cet amour de jeunesse ne transparait pas Hannah Arendtbeaucoup dans le métrage horsmis quelques flashs-backs, le métrage se focalisant essentiellement sur la relation de Hannah et de son mari Heinrich Blücher. C'est dommage puisqu'on aurait aimé avoir plus de précisions sur cette relation sentimentale mais également intellectuelle qui inspira la pensée d'Harendt. Parce-que Hannah parle beaucoup tout en exprimant peu, ainsi les questions personnelles sont évincées et on comprend vite que nous n'en saurons pas plus sur les sentiments de la philosophe.

 

Des diners philo-intellos

Pour pallier à ce refoulement de sentiments, Margarthe Von Trotta, opte pour des plans centrés sur les différentes expressions de visages de Hannah (pleurs, rire, sourire etc...). Mais malgré la performance de Barbara Sukowa, ces plans nous enlisent dans un vide émotionnel qui ne nous laisse alors qu'un flot de paroles philosophiques. L'aspect philosophique étant bien sûr inévitable,mais les diners philo-intellos Hannah Arendtou les moments de classe ne nous passionnent pas vraiment, il aurait fallu avoir plus qu'une bride de réflexion pour pouvoir apprécier les discussions. On accordera pourtant à Margaret Von Trotta de ne pas avoir dressé un portait à la gloire d'Hannah Harendt, ces opposants ne sont pas négligés ni oubliés, au contraire, ils ont tout à fait leur place dans le métrage. Nous ne sommes pas mécontents de croiser Hans Jonas, qui s'oppose avec ferveur au livre qu'elle publiera, pour qui penser Dieu après Auschwitz est impossible.

 

Un malaise terrifiant

 Le métrage mêle fiction et images d'archives qui non seulement nous imposent une réflexion mais également une prise de conscience directe avec ce concept de « banalité du mal » dont Arendt est l'initiatrice. Dans son box, Eichmann n'a rien d'un monstre sanguinaire, il es même difficile de l'imaginer commanditer des massacres. Ce qui glace le sang, n'est pas son aspect effrayant mais au contraire sa triste banalité. Son aspect tout à fait ordinaire heurte notre esprit avec violence pour nous rappeler que c'est bien un homme qui a participé au génocide juif (Eichmann était responsable de la logistique de « la solution Hannah Arendtfinale »). Dès lors, nous en venons à nous demander ce qu'est véritablement l'homme. Porte t-on chacun notre degré d'agressivité comme un bagage invisible qui ne se manifeste que lorsqu'il est sollicité ? En écrivant Eichmann à Jérusalem, Arendt a fait naitre un malaise terrifiant par la force des idées véhiculées qui encore aujourd'hui ne cessent de nous hanter tellement la question du mal traverse nos sociétés actuelles. Le film suscite également l'envie de nous intéresser au procès Eichmann de plus près et de lire ou de relire les oeuvres clefs d'Hannah Arendt afin d'approfondir le problème.

 

Par Anne-Laure Thirion

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 09:23

Gatsby le magnifiqueGATSBY LE MAGNIFIQUE
Film américian de Baz Luhrmann avec Leonardo Dicaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan... (2012 - 2h23)
Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des moeurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool... Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au coeur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Cannes 2013 : Leonardo DiCaprio fera l'ouverture avec Gatsby le magnifique

Gatsby le Magnifique - Leonardo DiCaprio, Baz LuhrmannLe mercredi 15 mai prochain, la Croisette aura des airs de fête avec la projection de Gatsby le magnifique en ouverture du 66e Festival de Cannes. Le film de Baz Luhrmann avec Leonardo DiCaprio sera projeté dans le grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals, en Sélection officielle hors compétition.

 

Gatsby le Magnifique - Leonardo DiCaprio, Carey MulliganLe réalisateur australien Baz Luhrmann a présenté en 1992 Ballroom Dancing dans la section Un Certain Regard, puis fit déjà l'ouverture du Festival de Cannes avec son clinquant Moulin Rouge en 2001. Par contre, Leonardo DiCaprio s'est fait nettement plus rare sur la Croisette, où il a seulement présenté en 2007 son documentaire écolo La 11e Heure, le dernier virage.

 

Gatsby le Magnifique - Leonardo DiCaprioCette adaptation du célèbre roman de l’écrivain américain Francis Scott Fitzgerald évoquera l'effervescence des années vingt sur la côte Est des Etats-Unis. Nick Carraway ( Tobey Maguire), un jeune homme du Middle West américain atteignant la trentaine, se rend à New York pour travailler dans la finance. Son voisin s'appelle Jay Gatsby (Leonardo DiCaprio). Il possède une immense maison très animée qui occulte celle misérable de Nick. Gatsby donne fréquemment des réceptions somptueuses qui accueillent des centaines de convives. Mais qui est-il ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Les rumeurs les plus étranges circulent sur son passé et sa fortune. Carey Mulligan joue Daisy Buchanan, dont l’époux est incarné par Joel Edgerton. A cette distribution prestigieuse s’ajoute la participation de la légende du cinéma indien Amitabh Bachchan, ainsi que celle du musicien américain, le rappeur Jay-Z.

 

« Pour tous ceux qui ont travaillé sur Gatsby, c’est un grand honneur que de faire l’ouverture du Festival de Cannes, déclare Baz Luhrmann. Je suis très fier de revenir dans un pays et un festival qui se sont toujours montrés généreux avec moi. Et heureux de voir ce film projeté à Cannes, pas très loin de Saint-Raphaël où Scott Fitzgerald a écrit parmi les passages les plus poignants et les plus émouvants de son extraordinaire roman. »

 

Le film sera projeté en 3D et sortira le même jour que l’ouverture du Festival, mercredi 15 mai, dans toutes les salles de France.

Partager cet article
Repost0
7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 09:10

La Belle endormieLA BELLE ENDORMIE
Film italien de Marco Bellocchio avec Isabelle Huppert, Maya Sansa, Toni Servillo... (2012 - vostf - 1h50)
Le 23 novembre 2008, l'Italie se déchire autour du sort d'Eluana Englaro, une jeune femme plongée dans le coma depuis 17 ans. La justice italienne vient d'autoriser Beppino Englaro, son père, à interrompre l'alimentation artificielle maintenant sa fille en vie. Dans ce tourbillon politique et médiatique les sensibilités s'enflamment, les croyances et les idéologies s'affrontent. Maria, une militante du Mouvement pour la Vie, manifeste devant la clinique dans laquelle est hospitalisée Eluana, alors qu'à Rome, son père sénateur hésite à voter le projet de loi s'opposant à cette décision de justice. Ailleurs, une célèbre actrice croit inlassablement au réveil de sa fille, plongée elle aussi depuis des années dans un coma irréversible. Enfin, Rossa veut mettre fin à ses jours mais un jeune médecin plein d'espoir va s'y opposer de toutes ses forces.

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 15:15

Gatsby le magnifiqueCannes 2013 : Leonardo DiCaprio fera l'ouverture avec Gatsby le magnifique, en direct à Romorantin et Vierzon !

Le mercredi 15 mai prochain, la Croisette aura des airs de fête avec la projection de Gatsby le magnifique en ouverture du 66e Festival de Cannes. Le film de Baz Luhrmann avec Leonardo DiCaprio sera projeté dans le grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals, en Sélection officielle hors compétition.

 

Le réalisateur australien Baz Luhrmann a présenté en 1992 Ballroom Dancing dans la section Un Certain Regard, puis fit déjà l'ouverture du Festival de Cannes avec son clinquant Moulin Rouge en 2001. Par contre, Leonardo DiCaprio s'est fait nettement plus rare sur la Croisette, où il a seulement présenté en 2007 son documentaire écolo La 11e Heure, le dernier virage.

 

Gatsby le Magnifique - Leonardo DiCaprioCette adaptation du célèbre roman de l’écrivain américain Francis Scott Fitzgerald évoquera l'effervescence des années vingt sur la côte Est des Etats-Unis. Nick Carraway ( Tobey Maguire), un jeune homme du Middle West américain atteignant la trentaine, se rend à New York pour travailler dans la finance. Son voisin s'appelle Jay Gatsby (Leonardo DiCaprio). Il possède une immense maison très animée qui occulte celle misérable de Nick. Gatsby donne fréquemment des réceptions somptueuses qui accueillent des centaines de convives. Mais qui est-il ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Les rumeurs les plus étranges circulent sur son passé et sa fortune. Carey Mulligan joue Daisy Buchanan, dont l’époux est incarné par Joel Edgerton. A cette distribution prestigieuse s’ajoute la participation de la légende du cinéma indien Amitabh Bachchan, ainsi que celle du musicien américain, le rappeur Jay-Z.

 

Gatsby le Magnifique - Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan« Pour tous ceux qui ont travaillé sur Gatsby, c’est un grand honneur que de faire l’ouverture du Festival de Cannes, déclare Baz Luhrmann. Je suis très fier de revenir dans un pays et un festival qui se sont toujours montrés généreux avec moi. Et heureux de voir ce film projeté à Cannes, pas très loin de Saint-Raphaël où Scott Fitzgerald a écrit parmi les passages les plus poignants et les plus émouvants de son extraordinaire roman. »

 

Le film sera projeté en 3D et sortira le même jour que l’ouverture du Festival, mercredi 15 mai à Romorantin et Vierzon.

 

Partager cet article
Repost0
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:27

No

NoNO
Film historique chilien de Pablo Larrain Matte avec Gael García Bernal, Néstor Cantillana, Alfredo Castro... (2011 - vostf - 1h55)
Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à un référendum sur sa présidence en 1988, les dirigeants de l'opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, d’être le fer de lance de leur campagne. Avec peu de moyens et sous la surveillance constante des hommes de Pinochet, Saavedra et son équipe conçoivent un plan audacieux pour remporter le référendum et libérer leur pays de l’oppression.

No : l'éveil politique de Gael Garcia Bernal 

 Pablo Larrain nous offre un film exaltant sur l'originale révolution du peuple chilien. Ou comment une équipe de publicitaires à fait trembler et à renverser le dictateur Augusto Pinochet.

 

Dénoncer et résister

NoLorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à un référendum sur sa présidence en 1988, les dirigeants de l'opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, d’être le fer de lance de leur campagne. Avec peu de moyens et sous la surveillance constante des hommes de Pinochet, Saavedra et son équipe conçoivent un plan audacieux pour remporter le référendum et libérer leur pays de l’oppression. Riche de son histoire, l'Amérique Latine a l'art de produire de plus en plus de films de qualité. Représentant le Chili aux Oscars, No reprend le parti pris de ceux qui ont réussi à renverser Pinochet : à travers de belles images, il dénonce une réalité. L'idée judicieuse de Pablo Larrain est d’utiliser le même format en vigueur que dans les années 80. On retrouve ainsi, peut-être avec une certaine nostalgie, ces couleurs et ce grain qui s'imposent en résistance à la HD. Ainsi les images d’archives sont indissociables de celles du tournage. Les spots publicitaires prônant avec humour le vote du « Non » au référendum contrastent avec la réalité qu'affrontent les protagonistes. Entre les intimidations du gouvernement et la menace réelle sur leurs vies et celles de leurs familles, Gael Garcia Bernal fait figure d'un véritable résistant que l'on attendait pas.

 

De l'éveil politique

NoIl est vrai que l'acteur est très souvent un gage de qualité tant ses choix de rôles sont audacieux. Tout en justesse il prête ses traits à ce publicitaire qui va changer l'avenir de son pays. Plutôt effacé et calme, il n’incarne pas la figure habituelle du révolutionnaire. La campagne du référendum se révèle être décisive pour son pays mais aussi pour lui même. Au delà de ce personnage, c'est l'éveil politique qui est traité dans ce long métrage et plus largement le lien de plus en plus étroit entre la politique et la communication. Les partisans du « Non » ont détourné les codes néocapitalistes que la dictature avait elle-même institué. Au lieu d'appuyer leur campagne sur la dénonciation des arrestations et des exécutions arbitraires, le publicitaire va faire ce qu'il fait de mieux : vendre un produit. Et le public visé n'est bien évidement pas les partisans de Pinochet mais les abstentionnistes. Comme le film l'explique très bien, il faut donner envie aux citoyens de voter, de se déplacer et de choisir leur bulletin plutôt que celui de l'adversaire. Et dans un pays en pleine crise politique, c’est la joie et la fraicheur plutôt que la douleur qui restent le plus vendeur. C'est donc avec une certaine ironie que les arcs en ciel vont se multiplier, devenant ainsi le symbole d'un peuple qui se libère.

 

Par Laura Terrazas

 

Partager cet article
Repost0
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:39

Elefante blanco ELEFANTE BLANCO
Film argentin de Pablo Trapero avec Jérémie Renier. (2012 - vostf -2h00)
Le "bidonville de la Vierge" dans la banlieue de Buenos Aires. Julian et Nicolas, deux prêtres et amis de longue date, oeuvrent pour aider la population. Mais un jour, une étincelle va mettre le feu aux poudres...
A travers le parcours d’un prêtre en pleine remise en question, une plongée dans la misère des bidonvilles argentins.

Pablo Trapero, à travers le parcours d’un prêtre en pleine remise en question, nous plonge dans la misère des bidonvilles argentins. Un long-métrage plein de sobriété et d’émotion pour montrer le chaos indicible qui règne dans ces villages de carton.

 

Passage de flambeau

Elefante Blanco - Jérémie Rénier, Ricardo DarinScène de chaos en Argentine, des hommes armés, à la recherche de « l’européen », abattent sauvagement des villageois. Cet européen, c’est le père Nicolas, interprété par Jérémie Rénier, qui s’est mis dans de sérieux ennuis, à cause de sa fougue, de son côté passionnel et imprévisible pas très en accord avec le sermont qu’il a fait. A l’opposé, il y a le père Juliàn, sage et dévoué tout entier à sa foi et aux gens du Bidonville de la Vierge à qui il dédie sa vie. La route des deux hommes se recroisera après de longues années de séparation, Juliàn secourra Nicolas, pour lui passer le flambeau, pour lui apprendre à veiller sur le Bidonville et sur l’Eléphant Blanc.

 

Un hôpital en ruine

L’Eléphant Blanc, c’est cet hôpital, en ruine, dont la ville avait commencé la construction, mais qu’à force de corruptions et de magouilles, elle a fini par abandonner, manquant des financements nécessaires. Il surplombe le bidonville, comme pour constamment rappeler la misère d’un pays qui tombe en ruine, gangrené par la corruption et qui enferme ses habitants dans des bidonvilles où règnent la terreur, la misère, la violence et la drogue. Cet éléphant dans la pièce c’est aussi le bidonville, que tout le monde voit mais que personne ne regarde, à part quelques êtres d’exception, comme ces prêtres et une assistante sociale, Luciana, qui ont la force de se battre contre des moulins à vent, jour après jour.

 

Un parcours initiatique

Elefante Blanco - Jérémie RénierPablo Trapero nous plonge avec violence et émotion, dans les allées des bidonvilles de Buenos Aires. Il le fait à travers le parcours d’un prêtre Nicolas, dont la foi s’ébranle en même temps que la tension monte dans le Bidonville. C’est son parcours initiatique, cette responsabilité que remettra entre ses mains le père Juliàn, qui sera le fil conducteur du récit et qui nous guidera dans les méandres insolubles des allées de carton.

 

Si vous aimez Jérémie Rénier et le cinéma argentin, Elefante Blanco est fait pour vous.

 

Par Camille Esnault

Partager cet article
Repost0
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:44

Week-end RoyalWEEK-END ROYAL
Comédie romantique, biopic anglais de Roger Michell avec Bill Murray, Laura Linney, Samuel West... (2012 - vostf - 1h35)
Juin 1939, le Président Franklin D. Roosevelt attend la visite du roi George VI et de son épouse Elizabeth, invités à passer le week-end dans sa propriété à la campagne. C’est la première visite d’un monarque britannique aux Etats-Unis. La Grande-Bretagne se prépare à entrer en guerre contre l’Allemagne et espère obtenir l’aide américaine. Les bizarreries et l’étrange mode de vie du président étonnent les souverains. En ce week-end royal, pris entre les feux de sa femme, sa mère et sa secrétaire, les affaires internationales ne sont pas vraiment la priorité de Roosevelt davantage intéressé par sa relation avec sa cousine Daisy.

Week-end Royal : Bill Murray président des Etats-Unis 

Nous sommes en juin 1939, le président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt, reçoit, le temps d'un week-end dans sa demeure en campagne, le roi Georges V et sa femme Elizabeth. Il ne s'agit pas d'une visite de courtoisie puisque l'Angleterre se prépare à entrer en guerre contre l'Allemagne et voudrait obtenir le soutien des Etats-Unis. Cette rencontre nous a-t-elle convaincu ?

 

Le réalisateur Roger Michell a choisi Bill Murray, qu'on n'avait pas vu sur grand écran dans un premier rôle depuis longtemps, pour incarner le président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt. Choix qui s'avère être judicieux puisque Bill Murray endosse assez bien son nouveau statut, et pas le moindre, de président. Son interprétation est juste, l'acteur surfe sur une palette de sentiments impressionnantes, et oui ce n'est pas facile d'être président ! Tantôt triste,Week-end Royal - Laura Linney, Bill Murray, Olivia Williams tantôt tourmenté, le personnage de Roosevelt tente de prendre les choses avec le sourire, ce qui crée une atmosphère joyeuse. Le métrage ne se focalise pas uniquement sur le personnage de Roosevelt mais de sa cousine, Daisy ( Laura Linney), dont la présence est devenue nécessaire pour le président. Si on prend plaisir à suivre le personnage de Roosevelt, on en prend encore plus à suivre celui de Daisy qui va tomber sous le charme de son cousin. Amour pour le moins compliqué et tourmenté puisque Roosevelt ne se contentait pas d'un seul amour.

 

Le temps est incertain

Les scènes qui nous font surtout sourire sont celles ou l'on voit le couple royal à l'écran, on adore voir la méfiance d'Elizabeth et la confiance voire l'amitié qui va peu à peu s'installer entre Georges VI et le président. Week-end Royal - Samuel West, Olivia WilliamsCependant, c'est long, certaines scènes sont inutiles et ont pour seul effet de ralentir le rythme du film tout en le rendant plus lourd. Les minutes ne s'écoulent pas vite, même si on esquisse quelques sourires, ça ne suffit hélas pas pour nous captiver. Le sujet, bien qu'intéressant ne bénéficie pas de moment réellement passionnants. C'est l'« 'histoire d'amour » qui domine le métrage et c'est peut être en celle-ci que réside tout l'intérêt, mais elle apparaît d'avantage comme un prétexte que comme une véritable histoire qu'on aurait voulu raconter et qu'on aurait plaisir à suivre.

 

C'est donc un bilan mitigé pour Week-end Royal qui nous fait passer un bon moment même si le métrage est un peu long et s'essouffle.

 

 

Par Anne-Laure Thirion

 

Partager cet article
Repost0
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:07

Zero Dark ThirtyZERO DARK THIRTY
Action, thriller américain de Kathryn Bigelow avec Jessica Chastain, Jason Clarke, Reda Kateb... (2012 - vostf - 2h29)
Pendant une décennie, une équipe de forces spéciales US travaillant dans le secret à travers le monde n'a qu'un seul et unique objectif : traquer et éliminer le terroriste Oussama Ben Laden.

Zero Dark Thirty : l'heure du crime 

 Kathryn Bigelow par à l'assaut d'un élément encore brûlant de l'histoire américaine, la traque et l'assassinat de Ben Laden. La réalisatrice traverse toutes les polémiques autour de Zero Dark Thirty, comme son héroïne Maya, avec force et conviction. Elle ne cache rien, ne ménage personne grâce à une mise en scène intense, en même temps qu'elle remet la femme à sa place : exactement la même que l'homme.

 

Zero Dark Thirty - Jessica ChastainUn écran noir sur lequel défilent les enregistrements des derniers appels passés par les prisonniers des deux tours le 11 septembre 2001. L'image d'un homme, les deux bras lacérés par des chaînes qui le maintiennent suspendus. Ses pieds ne touchent pas le sol, sa tête est lourde et tout ça ne fera qu'empirer, une fois ce dernier soumis à la technique de torture dite du waterboarding. Le message est clair, œil pour œil, dent pour dent. C'est avec cette image et cette sensation qui nous inonde rapidement, que s'ouvre le film de Kathryn Bigelow. Un effet coup de poing qui ne fera que se confirmer dans les minutes qui suivront, par une monstration intransigeante, sans ménagement, sans quartier aucun pour l'Amérique comme pour l'autre camp. C'est le dégoût, l'asphyxie de la jeune Maya ( Jessica Chastain toute en mesure), agent de la CIA envoyée au Pakistan contre son gré, que l'on ressent. C'est à travers ses yeux, et son combat pour la vérité qui se transformera plus tard en vengeance personnelle, qu'on suivra cette chasse aux indices tendue menant seulement à des déductions.

 

Le film, récit d'une conviction personnelle qui tournera une page de l'Histoire, n'est pour autant marqué d'aucun regard et laisse la place nette au spectateur pour appréhender ce qui se déroule devant lui seul et face à ses propres certitudes. Sans sous-estimer son spectateur Bigelow met alors en place une narration solide, qui nous dévoile les mécanismes d'une réalité géopolitique encore brûlante. Le film devient tour à tour, enquête réfléchie, thriller dynamique, récit personnel ou encore pamphlet militaire, tout ça porté par une musique lourde et intense composée par Alexandre Desplat. Le tout conduit par un véritable don pour la mise en scène. On sent cette maîtrise dans la construction d'un plan, dans le rythme d'une scène qui se modifie au gré des éléments narratifs, dans la dernière demi-heure à l'intensité étonnante ou dans un final qui relâche toute la tension accumulée et nous laisse comme l'héroïne, pleins de questions.

 

Zero Dark Thirty - Jessica ChastainSi ce combat acharné et tendu a été salvateur, car plus que la traque d'un ennemie de l'Etat, il a permis de soulever le voile du mensonge et de répondre, de maîtriser pour un instant ce règne de la terreur exercé par les terroristes. La note finale n'est pas une exultation de joie, mais la larme de l'héroïne qui comme nous, regarde en arrière et se demande où aller ? Où tout ça a bien pu mener ? Car si Ben Laden est mort, reste après lui cette menace invisible menée par ceux qu'il a engrangés nombreux et dévoués. Restent aussi les actes commis par une Amérique qui, à travers Maya et ses larmes, s'interroge peut-être sur l'efficacité d'un combat du mal par le mal ?

 

Par Camille Esnault

 

Partager cet article
Repost0
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:50

Les Amants Passagers LES AMANTS PASSAGERS
Comédie espagnole de Pedro Almodovar avec Carlos Areces, Javier Cámara, Antonio De La Torre... (2012 - vostf - 1h30)
Des personnages hauts en couleurs pensent vivre leurs dernières heures à bord d'un avion à destination de Mexico.
La vulnérabilité face au danger provoque une catharsis générale qui devient le meilleur moyen d'échapper à l'idée de la mort. Sur fond de comédie débridée et morale, tous ces personnages passent le temps en faisant des aveux inattendus qui les aident à oublier l'angoisse du moment et à affronter le plus grand des dangers : celui que chacun porte en soi.

Avec "Les Amants passagers", le réalisateur espagnol , ex-enfant terrible de la Movida, revient à la comédiede ses débuts, à la fois déjantée et kitsch, quitte à dérouter certains de ses aficionados.
Le 19e long métrage d'Almodovar se déroule essentiellement entre la classe affaires et la cabine de pilotage d'un , en passant par l'office des stewards.


Pedro Almodovar raconte avoir voulu retrouver le ton de ses films des années 80, celle de la Movida, où l'Espagne vivait une liberté retrouvée, après les années sombres du franquisme.
Il dit aussi avoir eu envie de faire une comédie loufoque dans le pur style des années 1930 ou 1940 en y mettant "plein de personnages dans de petits espaces" comme un chef de cabine alcoolique incapable de mentir et beaucoup de promiscuité entre les stewards et les pilotes.
Le film aux couleurs kitsch à souhait enchaîne les scènes les plus loufoques comme celle où les trois stewards se livrent à une chorégraphie hallucinante sur "I'm so excited" des Pointer Sisters, signée Blanca Li.
Les passagers de la classe affaires finissent par mettre en pratique dans tous les sens du terme l'expression s'envoyer en l'air, tandis que la classe économique dort après avoir avalé des anxiolytiques sur ordre des pilotes...


Avec Métaphore
"Les Amants passagers", qui a réalisé un excellent démarrage en Espagne, n'y a cependant pas été très bien accueilli avec des critiques pour le moins très partagées.
Le côté provocateur n'a plus rien de transgressif pour certains, d'autres trouvent que le scénario ne tient pas la distance.
Mais d'autres encore saluent ce retour à la comédie après 20 ans de mélodrames et même d'horreur avec le dernier "La piel que habito" en 2011 avec Antonio Banderas. L'acteur espagnol ne fait cette fois qu'une apparition dans "Les Amants passagers", de même que Penelope Cruz.
Pedro Almodovar qualifie sa comédie d'"irréaliste et métaphorique". L'avion qui n'en finit pas de tourner en rond renvoie à "la société espagnole dirigée par le gouvernement actuel". Le pays "traverse une situation à risque et est forcé de faire un atterrissage d'urgence, sans savoir quand ni où il va avoir lieu", souligne le réalisateur.
"L'idée d'origine était de faire une comédie autour de la liberté sexuelle à travers les aventures croisées des trois stewards qui sont à l'image de cette liberté que nous avons connue en Espagne dans les années 80", déclare de son côté le frère du réalisateur, Agustin Almodovar, qui produit ses films, dans un entretien au Film français.
Selon lui, "le film est vraiment imprégné de ce qui se passe en Espagne. C'est une comédie avec une forte intensité dramatique, comme l'était en son temps +Femmes au bord de la crise de nerfs+ qui s'appuyait sur le désespoir ou l'infidélité", dit-il encore.
"Les Amants passagers" apparaît alors plus comme un hommage d'Almodovar à une époque révolue et qu'il a voulu d'autant plus faire revivre que l'avenir est incertain.

 

Partager cet article
Repost0