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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 07:31

Hôtel WoodstockHôtel Woodstock

Comédie américaine de Ang Lee, tout public
Durée : 1 h 50
Sélection officielle Cannes 2009 - En compétition
Sélection officielle Festival du cinéma américain de Deauville 2009 - Hors compétition
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Présentation
1969. Elliot Tiber, décorateur d'intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l'Etat de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré.
Menacé de saisie, le père d'Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l'assurance alors qu'Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu'il est gay... Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu'une bourgade voisine refuse finalement d'accueillir un festival de musique hippie.
Voyant là une opportunité inespérée, Elliott appelle les producteurs. Trois semaines plus tard, un demi million de personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l'aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.

La critique [evene] par Mathieu Menossi
Répondre par la fiction aux trois heures de documentaire de Michael Wadleigh de 1970 ('Woodstock'), la tâche s'avérait délicate. A la réalisation monumentale et historique du premier, Ang Lee a choisi d'opposer une approche à hauteur d'homme, bien plus légère et intimiste. Loin des corniches tortueuses et tragiques de ‘Brokeback Mountain’, 'Taking Woodstock' empreinte les sentiers plus vaporeux de la comédie psychédélique. Ne cherchez pas les Joplin, Grateful Dead et autre Jimi Hendrix, on ne les verra pas. La musique est d'ailleurs curieusement absente de ce film dont on aurait attendu une bande-son plus présente. "Problèmes de droits", argue Ang Lee. Passons… Sorte d'histoire dans l'histoire, le cinéaste s'évertue à suivre celui sans qui rien n'aurait été possible, Elliot Tiber, incarné à l'écran avec beaucoup de fraîcheur par Demetri Martin. Le récit s'articule autour du destin personnel de ce jeune décorateur d'intérieur dont la vie peine à démarrer, tiraillé entre ses prérogatives familiales et son désir de couper le cordon. Un désir de libération individuelle qui trouve un écho évident dans cet élan collectif de 500.000 personnes. On retrouve les thématiques chères au cinéaste : la famille, l'identité, les rapports entre les générations, l'émancipation.


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 08:59
A propos d Elly
A PROPOS D’ELLY

Lundi 26 OCTOBRE à 18h et 21h



Film iranien de Asghar Farhadi avec Golshifteh Farahani. (2009-vostf - 1h56)

Un groupe d'amis étudiants passe des vacances au bord de la mer Caspienne. Sepideh, qui s'est occupée de l'organisation, a décidé d'inviter Elly, en espérant que celle-ci ne soit pas indifférente au charme de son ami Ahmad, qui sort tout juste d'une rupture. Les vacances se passent dans la bonne humeur, jusqu'à la soudaine disparition d'Elly...

Un film palpitant qui prouve qui le cinéma iranien n’est pas que contemplatif. Un thriller fascinant porté par la performance troublante de Golshifteh Farahani, dont le personnage porte toute la complexité de la culture perse.


Hôtel Woodstock
HOTEL WOODSTOCK

Lundi 2 NOVEMBRE à 18h et 21h


Film américain de Ang Lee avec Emile Hirsch... (2009 - vostf - 1h50)

Durant le turbulent été 69, un jeune homme travaille dans le motel de ses parents dans les Catskills, et va malgré lui mettre en branle ce qui deviendra Woodstock, le concert mythique et une aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération...

Loin des corniches tortueuses et tragiques de «Brokeback Mountain», «Hotel Woodstock» empreinte les sentiers plus vaporeux de la comédie psychédélique. On retrouve les thématiques chères à Ang Lee : la famille, l'identité, les rapports entre les générations, l'émancipation...


Au voleurAU VOLEUR
Samedi 7 NOVEMBRE à 17h «SEANCE SPECIALE»
en présence de LA REALISATRICE DU FILM SARAH LEONOR


Film français de Sarah Leonor avec Guillaume Depardieu, Florence Loiret-Caille, Jacques Nolot, Fejria Deliba... (1h40)

Isabelle enseigne, Bruno cambriole. Ensemble, ils veulent croire qu'ils pourraient être heureux. Le jour où l'étau policier se resserre, il l'entraîne dans sa fuite. Au coeur de la forêt, ils se cachent et s'aiment, hors du temps, dans une tentative ultime de tenir éloignée la violence du monde.

Sur fond de crise sociale et d’idéalisme utopique, la réalisatrice filme avec tendresse les désillusions d’un couple prisonnier de son époque. Soutenue par un choix musical original leur échappée prend des allures de méditation lyrique.


Le ruban blanc LE RUBAN BLANC
Lundi 9 NOVEMBRE à 18h et 21h


Film allemand de Michael Haneke avec Christian Friedel, Ulrich Tukur, Burghart Klaussner. Palme d’Or du Festival de Cannes. (2009 - vostf - 2h25)

Un village de l'Allemagne du Nord protestante. 1913-1914.
A la veille de la Première Guerre mondiale. L'histoire des enfants et adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans. D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?


'Le Ruban blanc' Palme d’Or à Cannes confirme la très grande maîtrise de Michael Haneke à tous les niveaux de la réalisation, de l'écriture à la photographie, en passant par un casting époustouflant. Une véritable leçon.


Goodbye Solo
GOOD BYE SOLO

Lundi 16 NOVEMBRE à 18h et 21h


Film américain de Ramin Bahrani avec Red West. (2008 - vostf - 1h31)

Solo, chauffeur de taxi sénégalais à Winston-Salem, en Caroline du Nord, charge William, un septuagénaire taciturne et suicidaire. En dépit de leurs différences, les deux hommes vont vite réaliser qu'ils ont besoin l'un de l'autre, nouant ainsi une amitié peu probable...

Qui sauvera qui ? Quand et comment ? L'échéance est incertaine et la mise en scène s'accorde à ce suspense existentiel : un palpitant crescendo de scènes courtes, nerveuses, comme dans un thriller affectif. L’ un des plus beaux films sur les secrets de famille, sur la bonté, enfin sur l'amitié.


Les Vies privées de Pippa LeeLES VIES PRIVEES DE PIPPA LEE
Lundi 23 NOVEMBRE à 18h et 21h


Film américain de Rebecca Miller avec Robin Wright Penn, Julianne Moore, Winona Ryder, Monica Bellucci, Keanu Reeves... (2008 - vostf -1h45)

Pippa Lee s'est construite une vie confortable dans une atmosphère feutrée. Elle est dévouée à son mari plus âgé, ainsi qu'à ses enfants déjà adultes. Mais à l'approche de la cinquantaine, cette sérénité en apparence parfaite s'effrite. Pippa a connu une enfance tumultueuse et délurée où se sont mêlés sexe, drogue et rock'n' roll. Désormais, elle doit donc trouver un équilibre entre sa jeunesse troublée et la femme 'trop rangée' qu'elle est devenue. Sa rencontre avec un mystérieux jeune homme va lui permet de trouver un nouveau sens à sa vie...

Le film événement du dernier festival du film américain de Deauville...


Connaissance du Monde
LA RUSSIE autrement

Lundi 23 NOVEMBRE à 14h30 et 18h


Moscou, Saint-Pétersbourg, hiver, Kremlin, balalaïka, vodka, autant de termes qui évoquent ce pays immense s’étendant de l’Europe aux rives du Pacifique. Au fil des saisons, Michel DRACHOUSSOFF nous emmène dans un monde hors du commun. Sa connaissance de la langue et de la culture russe lui ont permis de réaliser un film étonnant.


Katalin VargaKATALIN VARGA
LUNDI 30 NOVEMBRE à 18h et 21h


Film roumain de Peter Strickland avec Hilda Péter... Ours d'argent au dernier festival de Berlin. (2008 -vostf - 1h24)

Il suffit d'une indiscrétion pour jeter sur le pavé Katalin Varga et son fils. Reniée par son époux et montrée du doigt dans le village, la jeune femme s'enfuit avec lui en charrette et s'engage dans un périple incertain. Voilà onze ans que Katalin n'a pas repris les routes de Transylvanie. Elle n'a pourtant rien oublié. Au fil du trajet, les paysages se font inquiétants et les gens méfiants. Mais Katalin s'entête parce qu'au bout du voyage l'attendent un passé et la possibilité d'une rédemption...

"Katalin Varga", coup de poing venu de nul part, s'impose déjà comme l'un des chocs cinématographiques de l'année. Road-movie du silence, thriller haletant, chasse intime, ce film ouvre ses perspectives pour n'en former plus qu'une : celle d'une expédition sans fond au coeur de l'être féminin...


La nana (la bonne)LA NANA
Lundi 7 DECEMBRE à 18h et 21h


Film chilien de Sebastián Silva avec Catalina Saavedra. Prix du meilleur film étranger au festival de Sundance 2009. (2008 - vostf - 1h35)

Raquel  travaille depuis 23 ans comme domestique chez les Valdes. Lorsque sa patronne lui annonce l'arrivée de Mercedes qui doit l'aider dans ses tâches, Raquel le prend très mal et commence à exercer une pression néfaste sur son entourage... Aucune bonne ne tiendra le coup. Jusqu'à ce qu'arrive Lucy, une femme de province pleine d'humour, qui touche le coeur de Raquel et change sa façon de voir la vie...

Le film de Sebastián Silva s'attarde avec une délicate acuité sur les relations paternalistes entre patrons et employés, et brosse, à travers le portrait de Raquel, celui d'une catégorie d'aliénés, aimante, effacée et totalement frustrée.


http://www.connaissancedumonde.com/images/upload/cm_conference/image_PHOTO%20Grece%20BUREAU_147.jpgConnaissance du Monde
GRECE CONTINENTALE

Film de Patrick BUREAU


Lundi 14 DECEMBRE à 14h30 et 18h


Dimitri, Katarina, Théodore... Autant de rencontres passionnantes, de moments partagés pour découvrir la Grèce d’aujourd’hui. Pas celle des cartes postales et des revues de papier glacé, plutôt celle de ses habitants, de ceux qui l’aiment certes pour son passé prestigieux mais surtout pour son caractère généreux, sa force et sa vitalité.


VincereVINCERE
 Lundi 14 DECEMBRE à 18h et 21h


Film italien de Marco Bellocchio avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi, Corrado Invernizzi , Michela Cescon... (2008 - vostf - 2h08)

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino - conçu, reconnu puis désavoué. Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini et de crier haut et fort sa vérité...

C'est à travers l'intimité d'un drame passionnel oublié ou ignoré que Marco Bellocchio a choisi d'aborder l'une des marches les plus funèbres de la botte italienne. «Vincere'»raconte la lutte à mort d’une femme éperdument amoureuse et obstinée, refusant la trahison d'un homme à qui elle aura tout cédé.  Une oeuvre d'une rare puissance dans la tradition d'un lyrisme à l'italienne.






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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 10:02

A propos d Elly
A PROPOS D'ELLY


titre original : Darbareye Elly
Iran - 2009 - durée : 1h59
Un film de : Asghar Farhadi avec Golshifteh Farahani, Taraneh Alidousti, Shahab Hosseini
Synopsis
Mais où est Elly ?
Un groupe d'amis étudiants passe des vacances dans une vaste demeure au bord de la mer caspienne. Sepideh, qui s'est occupée de l'organisation, a décidé d'inviter Elly, en espérant que celle-ci ne soit pas indifférente au charme de son ami Ahmad, qui sort tout juste d'une rupture. Les vacances se passent dans la bonne humeur, jusqu'à la soudaine disparition d'Elly...

La critique [evene] par Roland Hélié
Découvert en France avec ‘La Fête du feu’, remarquable autopsie d’une crise conjugale où la femme de ménage se trouvait prise à parti, Asghar Farhadi signe là son troisième long métrage dont la force repose sur une étonnante capacité à brosser un portrait de la société iranienne en partant d’une situation qui relève, sinon de l’intime, du fait divers et du particulier. Ce que le cinéma français ces temps-ci se montre dans l’impossibilité de faire, soit dit en passant. Une société infantilisante où les femmes, pour exister, doivent obligatoirement mentir et tricher quant à leurs aspirations et leurs désirs, leurs allers et venues, leurs plaisirs ordinaires. Passer un simple week-end entre amis nécessite d’en passer par un dispositif complexe de fausses excuses et d’explications toujours remises à plus tard. Portrait de groupe avec dame (disparue), ‘A propos d’Elly…’ arpente en tous sens un huis clos en bord de mer ramené aux proportions d’un théâtre du mensonge et de l’hypocrisie, des faux semblants et des illusions sur soi-même dont une poignée de jeunes gens issus de la classe moyenne de Téhéran sont, à leur corps défendant, les jouets impuissants. Théâtre cruel au fond, où chacun vit dans la méconnaissance de ses proches, ignore qui ils sont en vérité, de quelle pâte ils sont faits. La jeune femme tragiquement disparue, ils se découvrent dans l’incapacité de dire qui elle était. Parti pris cinématographique audacieux qui revient à faire exister un personnage, à lui donner sa profondeur, à compter du moment où il disparaît de l’écran et s’efface à nos yeux. De telle sorte que le spectateur se trouve à son tour en situation de se demander ce qu’il a vu vraiment, ce qu’il sait à propos d’Elly. Formidable !





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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:33
Fish TankFISH TANK
Etats-Unis - 2008 - 2H02 - Genre : Drame
Un film de Andrea Arnold avec Katie Jarvis, Kierston Wareing, Michael Fassbender, Harry Treadaway...

Présentation

A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip-hop. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?

La critique [evene] par Jean-Nicolas Berniche


‘Red Road’ était une claque, ‘Fish Tank’ un véritable coup de poing dans la figure. Repartie de la Croisette en 2006 avec un prix du Jury amplement mérité et une réputation établie, Andrea Arnold n’avait alors rien montré de l’étendue de son talent. ‘Fish Tank’ est une oeuvre incroyablement maîtrisée : l’immersion dans l’Essex prolétaire et paumé est totale, l’observation d’une génération sans avenir effrayante. Si le point de départ est moins grave que celui de ‘Red Road’, la lente plongée dans l’univers de Mia (Katie Jarvis) et Joanne (Kierston Wareing) est irrémédiable. Andrea Arnold montre le quotidien de ses héroïnes sans complaisance – un appart minable, fish tank (“aquarium”) pour êtres humains. Semblables à des cobayes, les personnages évoluent et se cognent à la vie. Si ça fonctionne aussi bien à l’écran, ce n’est pas uniquement grâce à ces plans saisissants, ces couleurs omniprésentes mais fatalement passées, cette caméra aussi instable que les personnages ; l’efficacité du cinéma d’Andrea Arnold doit se chercher ailleurs, dans sa démarche fortement proche de celle de Ken Loach. Katie Jarvis, actrice non professionnelle de 17 ans repérée sur un quai de gare, se voit ainsi proposer un premier rôle pour lequel elle ne lira le scénario que par petits bouts, au fur et à mesure du tournage. Coup de poker pour la cinéaste, risquer le jeu d’acteur pour l’authenticité. Au final, en allant même jusqu’à confronter la jeune actrice au charismatique et pro Michael Fassbender, le réalisme est frappant, la tension palpable. ‘Fish Tank’, film profondément noir et humain, y gagne terriblement, et Andrea Arnold signe une des oeuvres majeures du cinéma anglais engagé de ces dernières années.


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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 00:01

Connaissance du Monde présente :

La Crotie, le nouveau pays

Lundi 19 Octobre à 14h30 et 18h

au Ciné Palace de Romorantin

Film de Mario GREGOV.

Pays à l'histoire exceptionnelle, la Croatie occupe une position importante entre l’Europe du Nord et celle du Sud ainsi qu’entre l’Orient et l'Occident.

Autre point important : c'est également ici que se croisent et se mélangent les religions chrétiennes avec l'islam.

Si une importante portion de la Croatie continentale fut, pendant des siècles, sous l'hégémonie directe de l'Autriche et de la Hongrie, la majeure partie du littoral croate subissait l'influence des Romains et de Venise ce qui en fait « le plus latin des pays slaves ».

Aujourd’hui, avec ses 4 millions et demi d’habitants, avec un territoire de 56.000 km² (c’est à dire grand comme 2 fois la Belgique), la Croatie est un pays ouvert, heureux de séduire ses visiteurs à travers ses richesses naturelles et culturelles, un pays qui n’a pas oublié ses traditions et ses coutumes et qui a conservé une ferveur spirituelle toujours intacte.

C’est donc à sa découverte, à la rencontre de son passé et de son présent, de ses monuments et surtout de ses gens que le film « Croatie, le nouveau pays » vous convie.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 10:36
   
JAFFA
Kalat Hayam
Un film de Keren Yedaya avec Ronit Elkabetz, Dana Ivgy, Moni Moshonov
Jaffa
France, Israël - 2008 - 1H50

Présentation
Situé au coeur de Jaffa, une ville que les Israéliens surnomment 'la fiancée de la mer', le garage de Reuven est une affaire familiale. Il y emploie sa fille Mali et son fils Meir, ainsi que Toufik et Hassan, un jeune Palestinien et son père. Personne ne se doute que Mali et Toufik s'aiment depuis des années. Alors que les deux amants préparent en secret leur mariage, la tension monte entre Meir et Toufik...

La critique [evene] par Anne-Claire Cieutat

Côté pile, un drame familial nourri de conflits, de mensonges et d’effondrements. Un ‘Roméo et Juliette’ à la petite semaine, sous le soleil de Jaffa, qui se souvient des mélodrames égyptiens populaires des années 1940 et de leur cortège de zooms compatissants. Côté face, un film politique à la radicalité camouflée sous le masque tragique, le portrait d’une famille israélienne schizophrène sur fond de tensions communautaires. La charge symbolique de cette tragique histoire est dans le titre : Jaffa est la ville d’Israël où cohabitent le plus étroitement Israéliens et Palestiniens depuis 1948. Mais ici, le racisme est plus larvé qu’ostentatoire et la violence des émotions est à trouver intégralement au sein d’une narration tendue comme un fil, d’un générique à l’autre. Keren Yedaya joue avec le visage changeant de cette famille ordinaire que le drame plongera dans l’opacité absolue. Elle en accentue les contrastes dans une esthétique tout en clair obscur et observe ce monde troublé à distance respectueuse. Sous son regard, les comédiens Ronit Elkabetz, tragédienne devant l’éternel, Dana Ivgy (déjà fille de Ronit Elkabetz dans ‘Mon trésor’ de la même réalisatrice) et Moni Moshonov incarnent à la perfection l’exact croisement entre la culpabilité, la souffrance et la lâcheté. Du raffinement à l’extrême.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 07:47
JerichowJERICHOW
Allemagne - 2009 - 1H33 - Genre : Drame
Tout public
Un film de : Christian Petzold
Avec : Nina Hoss, Benno Fürmann, Hilmi Sözer, Andre Hennicke

Synopsis de Jerichow
Destins croisés
Hors des sentiers battus, trois personnages se rencontrent et leurs destins en sont changés. Thomas, jeune et fort, a quitté l'armée avec les honneurs. Ali, affable homme d'affaires turc, a vécu des temps difficiles mais n'a plus maintenant pour seul souci que l'honnêteté des employés de ses snack-bars. Laura, femme séduisante au passé obscur, semble se réfugier dans son mariage avec Ali. Thomas, Ali et Laura gardent l'oeil les uns sur les autres et leurs secrets pour eux. Ils sont autant en quête d'amour que de sécurité. Ils s'estiment indépendants mais ce qu'ils veulent passe par la trahison.

La critique [evene] par Roland Hélié


Si les films de Christian Petzold se voient régulièrement sélectionnés dans les festivals internationaux - plusieurs récompenses en attestent -, il aura fallu patienter jusqu’à ‘Jerichow’, son sixième long métrage, pour qu’un distributeur, Jour2Fête, consente enfin à sortir sur les écrans français ses deux films les plus récents. Il n’est jamais trop tard pour bien faire prétend la sagesse populaire. Principe vérifié avec ‘Jerichow’ qui met en scène le couple marié que forment, de la chambre au travail, Ali et Laura, et dans lequel Thomas, un jeune homme taciturne, est amené à se glisser, grain de sable qui viendra en compromettre le bon fonctionnement. Triangle amoureux aussi chaleureux qu’un institut médico-légal où se mêlent désir, calculs et arrière-pensées, comme l’intérêt bien senti des uns et des autres. Ali, propriétaire d’une importante chaîne de fast-foods, rencontre Thomas, qu’il recrute aussitôt comme chauffeur et homme de confiance si ce n’est, à tout faire. Entre Ali, émigré d’origine turque, assimilé pour avoir réussi, et Thomas, Allemand solitaire et bon teint, marginal exclu de l’armée, c’est à se demander lequel est le plus étranger au jeu de bonneteau qui dès lors se met en place. Très vite, Thomas et Laura entretiennent une liaison dont l’objectif unique revient à élaborer une stratégie pour se débarrasser d’Ali, élément devenu exogène. Froideur de l’écriture et de la mise en scène, fluidité des plans, jeu intériorisé des comédiens caractérisent ce thriller marmoréen dont la dimension spectaculaire reste, il est vrai, inversement proportionnelle au formidable intérêt qu’il suscite.


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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 10:13
Les RegretsLES REGRETS
France - 2008 - 1H45 - Genre : Drame
Tout public
Un film de : Cédric Kahn
Avec : Valéria Bruni-Tedeschi, Yvan Attal, Philippe Katerine, Arly Jover

Présentation
Mathieu Lievin, 40 ans, architecte parisien, prend la route pour rejoindre la petite ville de son enfance où sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Dans la rue, il croise Maya, son amour de jeunesse, qu'il n'a pas revue depuis quinze années. Accompagnée d'un homme et d'une petite fille, elle ne lui adresse pas la parole. Deux heures plus tard, le téléphone sonne dans la maison familiale : c'est Maya qui l'invite à venir la retrouver chez elle. Il hésite un court instant, puis accepte...

La critique [evene] par Mélanie Carpentier

Ils se sont connus, se sont reconnus, se sont perdus de vue, se sont retrouvés, se sont réchauffés… Dans son nouveau long métrage, Cédric Kahn se lance sans fausse pudeur ni mièvrerie dans un récit de la passion. L’histoire de Maya et de Mathieu n’a rien de bien nouveau, mais rarement une telle dynamique ne fut impulsée à un film reposant uniquement sur les sentiments. Porté par une caméra et un montage nerveux qui jamais ne s’essoufflent, ‘Les Regrets’ observe et saisit l’intériorité des êtres pour en extraire le chagrin, la colère, la peur et le ressentiment, la joie aussi. Cédric Kahn offre à Yvan Attal un rôle intense que ce dernier s’approprie avec justesse tandis qu’il semble fredonner à l’oreille de Valeria Bruni-Tedeschi la complainte de Gainsbourg “Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve”. Et les deux comédiens de déborder d’énergie. Dans leur ‘Je t’aime, moi non plus’, la folie est exaltée et les pulsions libérées. Pourtant, Kahn souligne les liens étroits qui unissent l’éphémère, l’impossible et l’éternel. Si la passion existe, c’est parce qu’elle s’inscrit dans une réalité qu’elle bouleverse. Tout dans cette aventure intime s’attache à rendre palpable ce qui ne l’est pas. Même les artifices utilisés (aller-retour, gare, sms…) pour dire la fuite du temps sont digérés par l’intensité de cette rencontre amoureuse. Parce qu’il filme les êtres au plus près et avec une simplicité assumée, ‘Les Regrets’ touche à la chair, au coeur et aux entrailles.
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 09:49
DeparturesDEPARTURES Titre original : Okuribito
Japon - 2008 - 2H11 - Genre : Drame
Tout public
Date de sortie : 03/06/2009
Un film de : Yojiro Takita
Avec : Masahiro Motoki, Ryoko Hirosue

Présentation
Daigo Kobayashi quitte Tokyo et retourne en province avec son épouse, après l'éclatement de l'orchestre dans lequel il jouait du violoncelle. Il répond à une annonce pour un emploi 'd' aide aux départs', imaginant avoir affaire à une agence de voyages, mais s'aperçoit qu'il s'agit en réalité d'une entreprise de pompes funèbres. Acceptant l'emploi par nécessité financière, Daigo plonge dans ce monde peu connu et découvre les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.

La critique [evene] par Coralie Huché
Du lyrisme, une pincée d'absurde, quelques évidences et un soupçon de décalage : la recette de 'Departures' est simple mais efficace. Au Japon, un maladroit naïf débarque dans l'univers tout en retenue des cérémonies mortuaires : de l'idée de départ ingénieuse naît un film touchant et esthétique qui, par ses situations comiques, injecte un décalage très moderne dans un pays trop souvent décrit comme figé dans ses traditions. C'est que le scénariste vient de la télévision, il connaît les ficelles – et les personnages - de notre époque. Profondément japonais par ses repas typiques, ses thèmes ou ses tabous, le long métrage de Yojiro Takita s'avère pourtant accessible à tous. La sobriété, imposée par l'omniprésence de la mort, n'empêche pas la mise en scène d’user de scènes vivantes. Les séquences fortes se ponctuent de tableaux et de clichés assumés, alors autant s'y laisser prendre. A la beauté de l'image s'ajoute le charme des personnages (presque tous) attachants. L'acteur principal Masahiro Motoki trouve son équilibre entre humour et émotion. Mis à part Ryoko Hirosue et son jeu lassant de femme décorative, les rôles secondaires - le patron de l'agence et sa secrétaire, la grand-mère des bains publics – réjouissent et attendrissent. Enrobé d'une réflexion sur les souvenirs, d'une narration sur quatre saisons et d'une musique originale de Joe Hisaishi (compositeur, entre autres, des productions Ghibli), 'Departures' réussit son habile dosage entre fond et forme.


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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 16:09
Le Temps qu il resteLE TEMPS QU'IL RESTE
Titre original : The time that remains
Palestine - 2009 - 1H45
Genre : Comédie dramatique
Tout public
Un film de : Elia Suleiman
Avec : Saleh Bakri, Ali Suliman

Présentation
''Le Temps qu'il reste' est un film en partie autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie d'une famille, ma famille, de 1948 au temps récent.
Ce film est inspiré des carnets personnels de mon père, et commence lorsque celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays. Mêlant mes souvenirs intimes d'eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces Palestiniens qui sont restés vivre sur leurs terres natales et ont été étiquetés 'Arabes israéliens', vivant comme une minorité dans leur propre pays.'
Elia Suleiman

La critique [evene] le 24 Mai 2009 par Mathieu Menossi

Sept ans de réflexion, d'écriture et de montage séparent la délicieuse 'Intervention divine' de cet éblouissant 'Le Temps qu’il reste'. Le temps de "vivre avant de pouvoir écrire" à nouveau. Le temps de se nourrir de ce réel à portée de main autour duquel Elia Suleiman a choisi de charpenter son cinéma. Le temps enfin de trouver les producteurs. Film évidemment politique, 'Le Temps qu’il reste' tient pourtant plus de la confidence que de la leçon d'histoire. Sorte de chronique intérieure en quatre parties dans laquelle le réalisateur livre sa vision de la réalité. A partir des notes de son père et des lettres de sa mère, il s'est appliqué à reconstituer la vérité de ses souvenirs et ceux de sa famille, sans pour autant trahir son élan créatif. Le récit est organisé en une succession de saynètes. La caméra est immobile, le cadre, frontal. Plutôt que d'exhiber, Suleiman suggère. Les éléments proprement historiques (l'indépendance de l'Etat d'Israël, la mort du roi Nasser, le mur de séparation érigé en Cisjordanie) ne sont là que pour ponctuer le récit. L'essentiel est ailleurs : la famille, l'école, les voisins, des couleurs, des objets. Suleiman stigmatise par l'absurde une brutalité quotidienne, à l'image de cette séquence où un char tient en joue à bout portant un Palestinien sorti de chez lui pour jeter sa poubelle aux ordures et passer un coup de téléphone. Dans la veine d'un Nanni Moretti, il se met en scène. Vêtu de noir, l'oeil hagard, entre dépit et effroi, il observe et se souvient. A la violence spectaculaire, Elia Suleiman préfère la puissance du silence et la poésie du burlesque, insufflant ainsi à son oeuvre une force et un sens surpassant toute autre forme de dénonciation
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