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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 19:09

Quand un géant du septième art croise la route de belles carrosseries en Sologne

 

Claude Lelouch a répondu favorablement à l'invitation du CVL Palace de Romorantin qui projetait le documentaire "D'un film à l'autre". Quelques heures avant la rencontre prévue avec le public dans une salle obscure, le musée automobile Matra a offert au cinéaste une visite guidée.

 

Le déplacement de Claude Lelouch était initialement prévu le 17 octobre mais des obligations professionnelles avaient contraint l'intéressé à reporter sa venue huit jours plus tard. Le jour J, le 25 octobre, c'est la pluie qui a failli cette fois transformer le rendez-vous en occasion manquée. "Nous avons dû courir," confirme Francis Fourneau, directeur du CVL Palace de Romorantin et du Ciné Lumière à Vierzon. "Il tombait des trombes d'eau à Paris, nous avons failli manquer le train. À trois minutes près, c'était raté." Plus de peur que de mal, au final : Claude Lelouch, attendu à Romorantin vers 17 heures, a pu fouler le sol solognot une heure plus tard, et se diriger vers le numéro 17 de la rue des Capucins. L'Espace automobiles Matra a en effet ouvert les portes à cet invité de marque, non seulement parce que Claude Lelouch est un passionné de voitures mais aussi parce que celui-ci a utilisé les caméras Beaulieu, autrefois produites là où se trouve actuellement le musée romorantinais. "Je suis venu ici en 1967 ou 1968," se souvient le cinéaste âgé de 74 ans. "J'ai essayé une R 16 avec mon ami François Reichenbach; j'en avais besoin pour réaliser des repérages. Cette caméra, légère et portable, était moderne pour l'époque, révolutionnaire. Je ne m'en sers plus désormais; elle fait cependant toujours partie de ma collection. Vous savez, la caméra est le premier acteur qu'il faut diriger, un acteur invisible, celui qui est sur tous les plans. Et la technologie n'en est qu'à ses débuts. Peut-être que bientôt, les caméras seront dans nos lunettes, qui sait." Pendant une bonne heure, Claude Lelouch a ainsi pu découvrir les bolides et prototypes exposés dans le musée, avec enthousiasme, sourire aux lèvres, touchant une carrosserie  par-ci, une autre par-là, tout en posant des questions au directeur des lieux, Dany Chamfrault, après avoir longuement admiré les caméras disposées dans une vitrine à l'entrée. "Une 2 CV ! Ce fut ma première voiture, comme beaucoup de monde. Une Charleston là… C'est un chef d'œuvre !" À la fin de la visite, en haut des escaliers, le professionnel du cinéma était visiblement ravi. "Il est vraiment très joli ce musée. J'ai vu une collection de bagnoles extraordinaire. Comptez sur moi pour en parler."

 

Une biographie sur pellicule

 

À 20 h 30, Claude Lelouch a pris le chemin du CVL Palace, rue de la Résistance. Des spectateurs, nombreux, l'attendaient de pied ferme; certains s'étaient même postés devant la porte de la salle 1, un stylo dans une main, un appareil photo dans une autre, histoire de ne pas louper leur idole. "Cela n'arrive pas tous les jours," entendait-on dans les rangs. "Tu crois qu'il va rester longtemps? Quel âge il a au fait ? Il est là ? Ah non, pas encore mais vous le reconnaîtrez à coup sûr, il n'a pas changé." L'entrée du réalisateur dans la pièce a mis fin aux murmures et bavardages, laissant place au silence et à l'admiration. "Je vis une formidable d'amour avec le cinéma, je ne me suis jamais lassé," a confié un Claude Lelouch très simple. "J'ai eu la chance de tourner 44 films qui pour moi sont des miracles." C'est ce que relate le documentaire intitulé "D'un film à l'autre", sorti dans les salles en avril dernier. Après une scène d'ouverture avec un Claude Lelouch au volant de sa voiture en 1976, lancée à toute vitesse dans les rues de Paris sans trucage ni accéléré, le parcours de celui-ci est résumé en 1 h 44. La rencontre de ses parents dans un cinéma, son enfance et adolescence, ses débuts, ses joies et déceptions, sa vie personnelle… En bref, une biographie sur grand écran réalisée et narrée par Claude Lelouch lui-même. Qui mieux que soi pour parler de soi ? L'ensemble est toutefois sans prétention aucune. Pas de narcissisme exacerbé ni de mégalomanie. Les nostalgiques apprécieront de revoir certains séquences et extraits mythiques ("Un homme et une femme", "Le voyou", "Le chat et la souris", "Tout ça … pour ça !", "Hommes-femmes : mode d'emploi", "Ces amours-là", etc.) mais aussi des acteurs disparus (comme Patrick Dewaere, Jacques Villeret …). Les fans seront curieux de découvrir un Claude Lelouch en pleine action, dirigeant les comédiens avec passion et fermeté. Les détracteurs ne pourront pas, eux, ne pas reconnaître le talent de cet autodidacte.

 

Un adolescent dans un corps d'adulte

 

Il faut savoir que le documentaire "D'un film à l'autre" n'était pas destiné, au départ, à être diffusé massivement. Il a été produit à l'occasion du cinquantième anniversaire de la société de production "Films 13", créée par Claude Lelouch. "Je l'ai fait pour ma famille et mes amis, pour une séance souvenir," informe ce dernier. "Je voulais expliquer à mes sept enfants pourquoi j'avais consacré plus de temps au cinéma qu'à leur éducation.  Puis, des écoles de cinéma s'y sont intéressées pour des master classes. Je suis allé à Moscou, Los Angeles… Face au succès rencontré, tout le monde peut le voir maintenant !" Claude Lelouch a su s'imposer dans le paysage cinématographique français et atteindre le sommet. A-t-il encore des rêves avec une telle carrière ? Lorsqu'on lui pose la question, il répond du tact au tact, sans sourciller. "Bien sûr, sinon je serais un vieux con (Rires) ! J'ai d'ailleurs deux projets en cours; un premier tournage devrait débuter l'an prochain. Je n'ai de toute façon pas quitté l'adolescence. C'est comme si j'avais encore 18 ans. J'aime beaucoup faire des rêves éveillés, en plein jour… J'espère que mes derniers films seront les meilleurs." Claude Lelouch aura finalement tout connu, le meilleur comme le pire. "Oui, j'ai eu des hauts et des bas," confie-t-il avant de partir. "Ce film pourrait raconter la vie de n'importe qui d'autre en fait, un plombier par exemple, car la vie, c'est un peu comme la météo et il faut faire avec. J'ai pu mesurer la force de l'échec quand on le transforme en victoire. C'est le message que je souhaite faire passer aux jeunes générations."

 

Émilie RENCIEN

 

www.lesfilms13.com

www.museematra.com

 

 

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 16:12
Nouvel évènement mondial pour One Direction ! Le boys band britannique s'invitera dans les salles de cinéma les 11 et 12 octobre prochains pour la diffusion du film de leur tournée "Where We Are Tour", de passage au Stade de France le mois dernier. Ouverture de la location le 28 juillet via France Billet ou au Ciné Palace de Romorantin
  

Il fallait s'y attendre ! Alors qu'ils s'offrent une courte pause avant de reprendre la route pour assurer les ultimes représentations nord-américaines de leur tournée mondiale "Where We Are Tour", Liam, Harry, Zayn, Niall et Louis font l'actualité du cinéma ce matin. En effet, le groupe Pathé-Live annonce qu'il diffusera dans plus de 130 salles le concert évènement du boys band enregistré au Stade San Rino de Milan les 28 et 29 juin derniers. Le rendez-vous est programmé les samedi 11 et dimanche 12 octobre prochains. Deux séances uniques pour un spectacle avec « un son spécialement mixé pour le cinéma » nous dit-on, filmé en haute définition et « agrémenté de 15 minutes de contenu exclusif et inédit ».
Nouveau record d'affluence en vue pour 1D
Un évènement qui n'est pas sans rappeler celui organisé par Pathé-Live au mois de mars, avec la diffusion dans plus de 200 salles du film "Timeless 2013", la dernière tournée de Mylène Farmer. La chanteuse avait attiré plus de 107.000 cinéphiles dans les salles obscures en séance unique. Un record ! Les Britanniques feront-ils mieux cet automne ? Le groupe a déjà rassemblé 120.000 spectateurs au Stade de France les 20 et 21 juin, à l'occasion du passage en France de sa tournée "Where We Are Tour". Un spectacle qui continue de faire fureur. En tout et pour tout, ce seront quatre millions de personnes qui l'auront applaudi d'ici le mois d'octobre. 68 concerts aux quatre coins du monde en sept mois, des stades plein à craquer pouvant accueillir jusqu'à 100.000 spectateurs au Brésil : le phénomène fait recette !

Découvrez le trailer du film "Where We Are Tour" de 1D :

Et ce n'est visiblement pas près de se calmer avec l'arrivée dans les bacs d'un nouvel album - le quatrième - avant la fin de l'année. Le dernier en date, "Midnight Memories", est sorti au mois de novembre 2013 et s'est déjà écoulé à 4 millions d'exemplaires dont 155.000 en France, porté au sommet par les singles "Best Song Ever" ou encore "Story of My Life". Au vu de l'engouement suscité par les disques et les places de concerts, les tickets pour la diffusion en salles du "Where We Are Tour" risquent eux aussi de très rapidement trouver preneurs. Ouverture de la location mondiale et simultanée le 28 juillet. Tenez-vous prêts !
Jonathan HAMARD
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:28

Phlilippe Muyl réalisateur du "Promeneur d'oiseau" sera le vendredi 6 Juin à 18h au Palace de Romorantin et à 20h au Ciné Lumière de Vierzon pour présenter son film. Venez nombreux !

LE PROMENEUR D’OISEAU
Film franco chinois de Philippe Muyl avec Baotian Li. (2013 - vostf et vf - 1h40)
Accompagné de sa petite fille, jeune citadine gâtée, Zhigen décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de ses vieilles années. Au cours de ce voyage aux confins de la Chine, dans une nature magnifique, ces deux êtres que tout sépare vont se dévoiler l’un à l’autre et partager souvenirs et aventures. La petite fille va découvrir de nouvelles valeurs, surtout celles du coeur.

Tendre et drôle à la fois, évoquant l’intimité des relations parents-enfants dans des paysages époustouflants, et rappelant habilement quelques valeurs essentielles de la vie, ce film est une bien jolie balade.

Le Promeneur d'oiseau : une fable magnifique et émouvante 

Avec Le Promeneur d'oiseau, Philippe Muyl nous embarque pour un magnifique voyage au cœur de la Chine. Une belle histoire entre tradition et modernité.

 

Le Promeneur d'oiseauPour tenir la promesse qu’il avait faite à sa femme, un vieux paysan chinois décide de faire le grand voyage de Pékin à Yangshuo et de ramener à son village l’oiseau qui fût son seul compagnon durant toutes ces années passées loin de chez lui. Dans ce périple, qui sera un véritable retour aux sources, Zhigen, joué par Li Bao Tian sera accompagné de sa petite fille Renxin, sous les traits de Yang Xin Yi. Entre le grand père et la fillette ce sera le choc des cultures! Lui, a dû quitter son village pour travailler dans les usines afin de permettre à son fils de faire des études. Elle, ne connait que la vie confortable en métropole et ne communique que via son iPad ou iPhone.

 

Le Promeneur d'oiseauLa révolution industrielle fut très rapide et le contraste entre les générations est saisissant. Le nouveau long métrage de Philippe Muyl narre avec finesse la rencontre entre ces deux mondes, entre ces deux êtres que tout oppose alors qu'ils sont de la même famille. L’espiègle fillette découvrira ainsi ses racines et se révélera beaucoup plus curieuse et enjouée loin de la cadence infernale urbaine tandis que le grand-père tentera de renouer avec son fils. Pas de niaises sensibleries dans Le Promeneur d'oiseau mais bien des sentiments. Phillippe Muyl, en utilisant l'oiseau comme métaphore poétique, nous offre encore une fois du beau cinéma.

 

Le Promeneur d'oiseauL'originalité de ce projet est qu'il s'agit d'un film chinois réalisé par un Français. Le réalisateur s'est imprégné d'une culture qui lui était étrangère. Pari réussi car à aucun moment le cinéaste tombe dans le jugement. Il ne s'agit pas d'un occidental re-formatant à son image un autre continent mais bien un réalisateur venu tourner dans une autre langue et filmer dans un autre pays que le sien avec attention et bienveillance. La recherche de nos origines est un thème universel et cette fois-ci, il a choisi de le raconter à Pékin en assumant tous les codes de narrations que cela impliquait. Le Promeneur d'oiseau respecte le territoire sur lequel il fut tourné et la population héroïne de son récit. Il serait dommage de passer à côté de cette magnifique et émouvante fable où chacun pourra s'y reconnaître.

 

Par Laura Terrazas

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 08:34

LE CONCERT D'ELTON JOHN à LAS VEGAS DIFFUSE EN EXCLUSIVITE AU CINEMA

 

Diffusion en exclusivité au Ciné Palace de Romorantin, jeudi 15 mai à 20h, du dernier concert d’Elton John « The Million Dollar Piano », et dans une centaine de salles en France. Prix unique 12 euros.

Elton John, auteur-compositeur et interprète légendaire, délivre avec « The Million Dollar Piano », un show démesuré au Colisée de Las Vegas.


Actuellement toujours en résidence à Las Vegas avec ce concert, Elton John y est acclamé par le public depuis plus de 2 ans. Accompagné sur scène par son groupe, il interprète notamment tous les plus grands succès de sa carrière : Rocket Man, Tiny Dancer, Saturday Night’s Alright for Fighting, I’m Still Standing, Goodbye Yellow Brick Road, Crocodile Rock et Your Song.

Mise en scène spectaculaire, scénographie complexe et baroque, éclairages de scène fabuleux ; tout a été conçu spécialement pour accompagner la pièce maîtresse du show qui donne son nom au spectacle : le fameux « piano à un million de dollars ». Il aura fallu près de 4 ans pour développer cette merveille technologique unique aux 68 écrans vidéos LED, créée spécialement pour le show.

Avec la diffusion unique et exclusive au cinéma de « The Million Dollar Piano », les fans auront le privilège d’être aux premières loges de ce show extraordinaire et de découvrir sur grand écran, ce concert filmé pour le cinéma en haute définition et mixé en son 5.1. Une opportunité unique car la fin de la résidence de l’artiste est prévue pour avril 2014 !

Incontestablement l’un des plus beaux spectacles de Las Vegas et comme Elton John l’a indiqué : « un défi incroyable parce que je voulais le meilleur spectacle du monde ».

POUR RESERVER

- rendez-vous directement aux caisses du Ciné Lumière ou par la FNAC et grandes enseignes. Prix unique 12 euros. En partenariat avec Nostalgie.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:34

Votre cinéma vous propose de "Découvrir la Namibie" avec l'exposition de Catherine Perrochon salle Pause Ciné aux heures des séances du Palace...
Partons à la découverte de ce pays fabuleux pays d’Afrique, la Namibie.
Promenons dans les dunes les plus hautes du monde, traversons le plus
ancien des déserts, prenons le temps de bien observer ces paysages
grandioses, surprenants, d’une extrême diversité. Saisissons ces
instants magiques.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:11
[critique] 12 Years a slave

TWELVE YEARS A SLAVE (12 ans d'esclavage)
Biopic de Steve McQueen avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch... (2h14)
Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession.
Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave.
Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité.
Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

3ème film du réalisateur Steve McQueen (II), 12 Years a Slave prouve une fois de plus le talent du metteur en scène.

Après un film sur l'addiction sexuelle et un sur les prisonniers politiques, McQueen choisit de parler de l'esclavage. On peut dire qu'il aime les sujets difficiles ! En même temps, ça lui réussit.

 

[critique] 12 Years a slave
Un peu d'originalité pour un thème classique

L'esclavage a été largement traité au cinéma. Le sujet de l'enlèvement de noirs libres est plus rare. C'est cet angle que le réalisateur a choisi d'adopter et c'est une excellente idée. Le personnage principal, Solomon Northup (Chiwetel Ejiofor) sait lire, est éduqué, a du talent pour la musique. C'est horrible de voir des esclaves, quelques soit leurs origines, mais en choisissant un personnage comme lui, le sentiment d'injustice est encore plus fort. Cela montre à quel point les blancs racistes considèrent leurs esclaves comme des objets, des animaux sans conscience. C'est d'ailleurs une des difficultés qu'a Solomon : faire semblant d'être un ignare pour ne pas s'attirer de problèmes. L'enjeu dramatique est donc fort, on est révolté de voir ce personnage vouloir bien faire les choses, voire mieux faire les choses que ses maîtres, mais se faire battre car il ne respecte pas les consignes données (qui sont stupides). En parlant de ça on a l'occasion de voir Paul Dano dans un rôle qu'il maîtrise à merveille : le salopard avec une tête à claque qu'on a envie de buter. 

L'éducation de Solomon permet aussi de montrer qu'il y a en fait deux groupes d'esclaves : ceux qui sont un peu éduqués et qui veulent se battre pour leur liberté et ceux qui sont totalement sous le joug de leur maître, car ils arrivent à penser qu'ils sont vraiment inférieurs à eux à cause de leur manque d'éducation.

[critique] 12 Years a slave
Une réalisation sans faute

Avec des plans très fixes qui nous permettent de bien profiter des scènes, des émotions, du jeu des acteurs, le film est saisissant de réalisme. Le spectateur n'est pas épargné et voit des pendaisons, des coups de fouet mais aussi de magnifiques plans de paysages du sud-américain et de champs de coton qui apportent une certaine touche de poésie et qui contraste fortement avec l'action ambiante.

Les acteurs sont très bien dirigés et jouent tous très bien. Michael Fassbender, éternel partenaire du réalisateur, est un esclavagiste sans pitié, Benedict Cumberbatch est un homme éduqué, fin qui respecte ses esclaves, Brad Pitt est génial en abolitionniste avec son look hippie avant l'heure. Chiwetel Ejiofor, qui a fait pas mal de navets, est très bon dans le rôle principal. Il faut avouer que jouer pour McQueen doit être difficile car il aime les plans longs et fixes (comme dit plus haut), l'acteur doit donc garder l'intensité de son jeu pendant un certain temps tout en variant ses émotions. Et Chiwetel s'en sort très bien ! Enfin, il faut mentionner la très charismatique Lupita Nyong'o, qui interprète aussi une esclave admirablement alors qu'elle était totalement inconnue au bataillon avant le film.

Les décors, en nature et en ville, sont exceptionnels et cela permet de rendre le film très beau et poétique malgré l'horreur de ce qui nous est raconté à l'écran. 

Conclusion

Un film poignant, porté par des acteurs et une réalisation exemplaires, qui montre que changer les mentalités est un combat difficile mais qu'il ne faut jamais perdre espoir.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 01:23

MYLÈNE FARMER - TIMELESS 2013

LE FILM
EN EXCLUSIVITÉ AU CINÉMA JEUDI 27 MARS à 20h !

10 Bercy, 39 dates, 14 villes, 4 pays, 500 000 spectateurs, la tournée « Timeless 2013 » de l'artiste française la plus populaire a pulvérisé tous les records…
 
Jeudi 27 mars 2014 à 20h uniquement, découvrez MYLÈNE FARMER: TIMELESS 2013 LE FILM en exclusivité au cinéma.

Filmé en format CinemaScope avec 30 caméras haute définition et mixé en son Dolby Surround 5.1 spécialement pour le cinéma, ce concert filmé est une véritable œuvre cinématographique !

Le film de ce show futuriste, fruit d’un travail long et minutieux de réalisation et de post-production, est à vivre sur grand écran au cinéma, dans des conditions de confort optimales !

Déferlante de tubes, beaux moments d'émotion sur scène, MYLÈNE FARMER: TIMELESS 2013 LE FILM est une expérience inoubliable !

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 08:38

http://www.fncf.org/updir/3/FNCF%20660x300%20px.jpg

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 20:14

[critique] La reine des neiges : on en est fondu !LA REINE DES NEIGES de Walt Disney

Film d'animation des studios Walt Disney / Pixar réalisé par Chris Buck. (1h42)
Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

 

on en est fondu !

Voici le nouveau Disney de Noël : la reine des neiges ("Frozen") librement inspiré du conte pour enfants "la reine de glace". On a eu le plaisir de le voir et pour être honnêtes : on a beaucoup aimé ! La magie opère !

Impossible de ne pas penser à Raiponce et de ne pas vibrer sur différents plans... on vous explique pourquoi !

La Reine des neiges : PhotoDu classique qui marche !

Le film est très classique dans son déroulement, dans ses personnages et dans son histoire, utilisant les mêmes codes de Disney/Pixar. La ressemblance avec Raiponce est d'ailleurs assez flagrante : on voit une princesse au caractère inhabituel (à savoir qui a envie d'aventure, qui est maladroite mais chaleureuse et attachante) accompagnée d'une version moderne du prince charmant : le mec bourru, drôle, anti héros par excellence, qui tombe dans l'aventure par hasard et qui va conquérir le coeur de la belle.

La Reine des neiges : PhotoLes personnages

Les autres personnages sont tout aussi classique : l'habituel "sidekick", compagnon rigolo qui est une source comique pour l'histoire, est ici Olaf, un petit bonhomme de neige (dans Raiponce c'était un caméléon, dans Aladdin un singe... Bref la liste est longue mais c'est toujours le même principe). Il y a aussi l'animal qui a une relation particulière avec le héros, ici le renne (dans Raiponce c'était le cheval). 

L'histoire

Quant au déroulement de l'histoire, on s'y retrouve aussi : une quête qui fera se rencontrer des personnes, qui les fera grandir et se rapprocher. De l'aventure, de l'humour... Bref du Disney ! Malgré tout ce classicisme, le studio arrive à faire naître encore et toujours la magie que l'on attend dans ce genre de film. Les personnages sont attachants, notamment Olaf qui est naïf comme un enfant, et qui du coup est un peu détaché de l'aventure mais apporte toujours son point de vue sur les choses. Visuellement, il n'y a pas grand chose à dire, les décors sont magnifiques et les musiques sont vraiment agréables. Mais je laisserai Céline développer ces deux points dans la partie suivante !

La Reine des neiges : PhotoLa touche Pixar

On sent quand même que l'arrivée de Pixar dans la compagnie a permis de changer un peu les choses. Déjà visuellement, pas de doute, ça ressemble plus à du Pixar, l'humour et l'auto-dérision est aussi plus présente depuis l'arrivée de la société. On pense notamment aux vieux films de princesse moqués dans le début du film avec la rencontre de l'héroïne et de son prétendant. Mais c'est aussi dans la façon de travailler que Pixar, à travers John Lasseter, a influencé Disney.

Un graphisme toujours étonnant !

En 2013 lorsqu'on sort un film d'animation et surtout que l'on s'appelle Disney, on ne peut plus se permettre de ne pas être un tueur niveau graphisme. En travaillant avec une grosse partie de l'équipe de Raiponce, on était assuré d'avoir de la qualité. Et c'est le cas ! Mais comme pour Raiponce, avec les textures de cheveux, l'équipe a relevé un défi de texture : la neige et la glace.

Nous avons eu la chance de rencontrer et d'interviewer les réalisateurs et producteurs de "la reine des neiges" dans une Masterclass et ils ont été TRES généreux en détails : Jennifer Lee, ainsi que le producteur Peter Del Vecho.

Voici 10 points à savoir sur les "dessous" de la reine des neiges 2013

- L'univers des décors est inspiré de l'art norvégien "Rosemaling"

- L'équipe a passé des semaines dans le Wyoming pour étudier l'aspect de la neige

- L'équipe a aussi visité un hôtel de glace au Canada

Disney a créé un logiciel graphique entièrement dédié au comportement de la neige et de la glace

- Les différentes textures de la neige ont été très importants et les plus dures à traiter

- Le plus gros travail sur le graphisme de la glace était sur les couleurs et les effets miroir

Les costumes d'Anna et coiffures des deux soeurs sont également inspirés de la culture norvégienne

- L'équipe a passé plusieurs jours a faire des bonhommes de neige pour créer le personnage d'Olaf

- Les paysages de montagnes s'inspirent du Canada et les plaines de la Norvège pour les Fjords

- Le style de dessin ressemble à celui de Raiponce sans être volontaire

La Reine des neiges : PhotoUne bande originale et surtout une chanson...

J'avoue qu'il s'était passé pas mal d'années depuis que Disney ne m'avait fait frissonner avec une chanson digne de se nom, réveillant la gamine en moi. Et puis est arrivé Raiponce. La bande-originale nous a totalement séduite, un vrai coup de coeur ! 

Cette année, je redouble mon enthousiame parce que "La reine des neiges" nous offre un superbe passage avec Elsa, la fameuse reine des neiges, et le titre "Let it go" (à écouter impérativement en VO donc). Explosif, touchant, à vous faire frissonner, à écouter en boucle, à vous donner envie de le chanter à tue-tête même dans le métro (oui, on a su résister avec Guillaume mais ça a été dur ;-)).

Le titre est interprété par la célèbre Idina Menzel. Mais si vous la connaissez, la mère de Rachel dans Glee, une chanteuse impressionnante !

 

Publié par Celine & Guillaume sur leur site justcinema.net

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 23:26

 

Gravity : déjà un classique du cinéma !

Publié par Celine le 22 Octobre 2013dans JustCinema.net (allez  faire un tour !)

 

J'ai longtemps réfléchi à la critique que j'allais écrire à propos de Gravity. J'ai eu la chance de voir le film d'Alfonso Cuaron (Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, le fils de l'homme...) en avant-première, en grande pompe dans un cinéma à l'écran exceptionnel et avec pas moins de 52 enceintes pour un son impeccable. Beaucoup d'entre vous le verrons dans une salle "normale" ou même en DVD/Bluray, mais cela n'enlèvera rien à l'exception du film, croyez-moi. C'est à voir !

Alors le mieux, c'est que je vous raconte directement l'expérience vécue en regardant ce huit-clos spatial, car finalement Gravity n'est pas simplement à voir, c'est un film à ressentir (vl'a que je fais de la poésie maintenant) !

Petite précision : Gravity n'est PAS un film de science-fiction, tout peut-être réel. Pas d'alien ni rien de tout ça, c'est un peu un Apollo 13 en 20 fois mieux si vous préférez ;-)

[Critique] Gravity : déjà un classique du cinéma !

Une grand salle. Des centaines de personnes. Certains cinéphiles avertis, d'autres moins. Certains là pour les rumeurs d'un chef d'oeuvre, d'autres pour le réalisateur qu'on aurait la chance de rencontrer ensuite, d'autres aussi pour la curiosité car la bande-annonce et l'affiche n'en livraient pas beaucoup. Même quelques-uns pour voir Sandra Bullock "possiblement" ruiner un bon film...

Les lumières s'éteignent et on entend une respiration intense, maladroite, hésitante, limite malade... Les premières images : la Terre vue de l'espace, un vide noir avec quelques points brillants au loin, la caméra se rapproche, des astronautes, une station internationale... et cette respiration qui s'intensifie. Les premières paroles, le personnage Matt Kowalski (interprété par Georges Clooney) parle à Houston, la base spatiale, puis s'adresse au Docteur Ryan Stone (interprété par Sandra Bullock).

C'est sa respiration à elle. Scientifique bien terrienne, amenée dans l'espace pour un projet, suite à quelques mois d'entrainement. On la sent malade, mal à l'aise, envie de vomir, mal à respirer... A peine quelques minutes devant le film et on se sent déjà mal nous aussi. La bande son est impressionnante. Juste quelques images et quelques secondes de respiration et ça y est, Alfonso Cuaron nous a accroché, il va falloir tenir le rythme s'il ne veut pas qu'on lâche. Mais là, on ne sera pas déçus, loin de là !

[Critique] Gravity : déjà un classique du cinéma !

D'un seul coup, un accident ! Une pluie de déchets ou météorites, j'avoue que je ne sais plus trop bien, s'abat sur la station. Chocs, sons crissants, tourbillons... On vrille avec eux, on se sent impuissants, on a envie de se raccrocher à quelque chose pour ne pas se laisser emporter dans le vide nous aussi. Même si on entend Clooney, on VIT pour Sandra Bullock, tout est centré sur elle, son inexpérience, guidée par les paroles pro et concentrées de Clooney.

La respiration se coupe... Bullock s'éloigne dans l'espace, sans aucun moyen de revenir, en respirant très fort, si fort qu'on a envie de lui crier "PENSE A TON OXYGENE, CALME TOI !"... Les secondes passent, on la voit vriller... 2 survivants : Clooney et Bullock. Livrés à eux-mêmes. L'un avec des propulseurs, l'autre sans. L'un avec très peu d'oxygène, l'autre avec. L'un sans expérience, l'autre oui. L'un vivant sa dernière mission, l'autre sa première.

[Critique] Gravity : déjà un classique du cinéma !

Le film s'enchaîne, avec la mission suivante : survivre ! Rejoindre une autre station (pas de bol, y'a plus de métro dans l'espace à cette heure-ci). Mais ça serait si simple s'il n'y avait pas d'autres emmerdes sur le chemin.

On est déjà à 30 minutes du film et on se ronge les ongles en ce disant qu'il va forcément y avoir d'autres galères sinon, soit ce film est une arnaque, soit c'est du suspens à la chaîne. Banco, 2e solution !

Avec des prises de vues incroyables, des zoom passant à travers le casque/vitre d'astronaute, et une bande son inédite, le réalisateur nous offre un voyage pour l'espace mais aussi pour un périple de survie.

[Critique] Gravity : déjà un classique du cinéma !

A partir d'ici, je ne peux plus vous révéler l'histoire car ce serait vous spoiler la suite et elle MERITE d'être vécue, vue, entendue. Mais je peux vous assurer 5 choses à propos de Gravity :

  1. Vous ne verrez jamais plus Sandra Bullock comme avant ! Elle est PUREMENT INCROYABLE ! Adieu tous les films de pseudo comédies romantiques depuis les années 2000. Elle revient à un niveau auquel on ne l'avait jamais vu (quoi qu'aperçu dans "Le droit de tuer" avec Joel Schumacher avec Matthew McConaughey et Samuel L Jackson). Vous aurez autant peur qu'elle, vous abandonnerez avec elle, vous aurez envie de vous battre avec elle, vous craquerez avec elle, vous survivrez (ou pas) avec elle...
  2. James Cameron a qualifié Gravity de nouvel "2001 Odyssée de l'espace" et il a bien raison. Que ça soit au niveau du culot du scénario ou de la réalisation, Cuaron signe un véritable chef d'oeuvre qui va devenir un classique.
  3. Le son vous mettra mal à l'aise. Avec la phrase "il n'y a aucun son dans l'espace", le film laissait présager qu'il serait très silencieux. Et pourtant, on en prend plein les oreilles, même lorsque tout son se fait happer d'un coup, comme un appel d'air.
  4. Comme je vous l'ai dit, Gravity est un film qui se vit, qui se ressent. On ne peut pas s'empêcher de s'impliquer, de se demander ce qu'on aurait fait, si l'instinct de survie est si fort, où on aurait abandonné... Et c'est là toute la force du film.
  5. En 2013, on est habitué à voir des films en 3D, bien que critiquable, les effets visuels sont souvent au rendez-vous. Qualité de l'image très précise, couleurs intensifiées, profondeurs des champs, beaucoup d'effets à 360°... Et avec un film se déroulant dans l'espace, on ne s'attend pas spécialement à être surpris. On se dit qu'ils ont tourné ça sur fond vert avec des souffleries, un spot en guise de soleil et des petites loupiotes d'étoiles rajoutées à l'ordinateur. Et ben même en sachant tout ça, Alfonso Cuaron a réussi à nous faire vibrer et à nous offrir encore plus. D'autres plans, d'autres technologies, d'autres paysages...
[Critique] Gravity : déjà un classique du cinéma !

Tout comme l'Odysée de Pi pour Ang Li , il aura fallu 4 à 5 ans à Alfonso Cuaron pour réaliser Gravity. 2013 nous a offert des réalisateurs qui ont compris que rien ne valait les scénarios originaux + une vision nouvelle du cinéma, du grand cinéma, du vrai cinéma...

De nombreuses anecdotes du film sont disponibles sur Allociné >> Secrets de tournage de Gravity

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