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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 09:40

Viva la libertàVIVA LA LIBERTA
Film italien de Roberto Ando avec Toni Servillo... (2013 - vostf - 1h34)
Alors que l'Italie s'enfonce dans la crise, l’opposition baisse dans les sondages. Enrico Oliveri, le leader déprimé du principal parti de gauche, violemment critiqué, fuit à Paris où il retrouve Danielle, son amour de jeunesse. A Rome, son départ précipité créé un énorme vide. Anna, sa femme, suggère une solution au fidèle Andrea Bottini, le conseiller d'Enrico, qui a couvert la disparition de son patron en prétextant une petite intervention chirurgicale. Giovanni, le frère jumeau du fugueur, lui ressemble trait pour trait. Evidemment, ce philosophe brillant vient tout juste de sortir d'une longue hospitalisation pour troubles de la personnalité. Mais la partie vaut d'être jouée...

On aime beaucoup

On aime Toni Servillo. Et deux fois plus, forcément, quand il joue un double rôle ! Après avoir incarné Giulio Andreotti dans Il Divo, de Paolo Sorrentino, le revoilà sous les traits d'un homme politique qui en a marre... A l'aube des élections, Enrico Oliveri, secrétaire général du parti d'opposition (de gauche !), est en chute libre dans les sondages et se sent lâché par son propre parti. Sans crier gare, il fugue et se réfugie à Paris chez un ancien amour (Valeria Bruni Tedeschi) qui travaille dans le cinéma. Pendant qu'il flâne et renoue avec sa cinéphilie, son assistant ne trouve qu'une solution pour masquer son abandon : le remplacer par son frère jumeau, philosophe excentrique, sorti depuis peu de l'hôpital psychiatrique. Très vite, ­celui-ci redonne confiance aux Italiens en citant Brecht dans ses discours...

En adaptant son propre roman, Roberto Andò prouve l'éternel talent de l'Italie à filmer des farces politiques. Sous la légèreté et la vraie tendresse qu'il éprouve pour ses personnages, il nous rappelle qu'entre la beauté de la politique et celle de la fiction il n'y a qu'un pas : les politiciens doivent être de grands « artistes » pour donner au peuple l'illusion d'un projet commun. Pour autant, le film ne sombre jamais dans la démagogie : le jumeau n'est pas un clown à la Beppe Grillo. Mais un idéaliste plein de cette fougue que son frère, lui, a perdue, au point d'hésiter entre le pouvoir et la fuite (comme le pontife fugueur du Habemus papam de Moretti). En mélancolique réservé ou en dingue éclairé, Toni Servillo est grandiose. Le cinéma italien tiendra tant qu'il aura de tels acteurs.

 

Guillemette Odicino pour Télérama

En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/viva-la-liberta,488280.php#TOS2IW53c7DGrhP0.99

Alors que l'Italie s'enfonce dans la crise, l’opposition baisse dans les sondages. Enrico Oliveri, le leader déprimé du principal parti de gauche, violemment critiqué, fuit à Paris où il retrouve Danielle, son amour de jeunesse. A Rome, son départ précipité créé un énorme vide. Anna, sa femme, suggère une solution au fidèle Andrea Bottini, le conseiller d'Enrico, qui a couvert la disparition de son patron en prétextant une petite intervention chirurgicale. Giovanni, le frère jumeau du fugueur, lui ressemble trait pour trait. Evidemment, ce philosophe brillant vient tout juste de sortir d'une longue hospitalisation pour troubles de la personnalité. Mais la partie vaut d'être jouée...

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 05/02/2014

On aime beaucoup

On aime Toni Servillo. Et deux fois plus, forcément, quand il joue un double rôle ! Après avoir incarné Giulio Andreotti dans Il Divo, de Paolo Sorrentino, le revoilà sous les traits d'un homme politique qui en a marre... A l'aube des élections, Enrico Oliveri, secrétaire général du parti d'opposition (de gauche !), est en chute libre dans les sondages et se sent lâché par son propre parti. Sans crier gare, il fugue et se réfugie à Paris chez un ancien amour (Valeria Bruni Tedeschi) qui travaille dans le cinéma. Pendant qu'il flâne et renoue avec sa cinéphilie, son assistant ne trouve qu'une solution pour masquer son abandon : le remplacer par son frère jumeau, philosophe excentrique, sorti depuis peu de l'hôpital psychiatrique. Très vite, ­celui-ci redonne confiance aux Italiens en citant Brecht dans ses discours...

En adaptant son propre roman, Roberto Andò prouve l'éternel talent de l'Italie à filmer des farces politiques. Sous la légèreté et la vraie tendresse qu'il éprouve pour ses personnages, il nous rappelle qu'entre la beauté de la politique et celle de la fiction il n'y a qu'un pas : les politiciens doivent être de grands « artistes » pour donner au peuple l'illusion d'un projet commun. Pour autant, le film ne sombre jamais dans la démagogie : le jumeau n'est pas un clown à la Beppe Grillo. Mais un idéaliste plein de cette fougue que son frère, lui, a perdue, au point d'hésiter entre le pouvoir et la fuite (comme le pontife fugueur du Habemus papam de Moretti). En mélancolique réservé ou en dingue éclairé, Toni Servillo est grandiose. Le cinéma italien tiendra tant qu'il aura de tels acteurs. — Guillemette Odicino




En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/viva-la-liberta,488280.php#D1QiqvsOyZMplbQ4.99

Alors que l'Italie s'enfonce dans la crise, l’opposition baisse dans les sondages. Enrico Oliveri, le leader déprimé du principal parti de gauche, violemment critiqué, fuit à Paris où il retrouve Danielle, son amour de jeunesse. A Rome, son départ précipité créé un énorme vide. Anna, sa femme, suggère une solution au fidèle Andrea Bottini, le conseiller d'Enrico, qui a couvert la disparition de son patron en prétextant une petite intervention chirurgicale. Giovanni, le frère jumeau du fugueur, lui ressemble trait pour trait. Evidemment, ce philosophe brillant vient tout juste de sortir d'une longue hospitalisation pour troubles de la personnalité. Mais la partie vaut d'être jouée...

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 05/02/2014

On aime beaucoup

On aime Toni Servillo. Et deux fois plus, forcément, quand il joue un double rôle ! Après avoir incarné Giulio Andreotti dans Il Divo, de Paolo Sorrentino, le revoilà sous les traits d'un homme politique qui en a marre... A l'aube des élections, Enrico Oliveri, secrétaire général du parti d'opposition (de gauche !), est en chute libre dans les sondages et se sent lâché par son propre parti. Sans crier gare, il fugue et se réfugie à Paris chez un ancien amour (Valeria Bruni Tedeschi) qui travaille dans le cinéma. Pendant qu'il flâne et renoue avec sa cinéphilie, son assistant ne trouve qu'une solution pour masquer son abandon : le remplacer par son frère jumeau, philosophe excentrique, sorti depuis peu de l'hôpital psychiatrique. Très vite, ­celui-ci redonne confiance aux Italiens en citant Brecht dans ses discours...

En adaptant son propre roman, Roberto Andò prouve l'éternel talent de l'Italie à filmer des farces politiques. Sous la légèreté et la vraie tendresse qu'il éprouve pour ses personnages, il nous rappelle qu'entre la beauté de la politique et celle de la fiction il n'y a qu'un pas : les politiciens doivent être de grands « artistes » pour donner au peuple l'illusion d'un projet commun. Pour autant, le film ne sombre jamais dans la démagogie : le jumeau n'est pas un clown à la Beppe Grillo. Mais un idéaliste plein de cette fougue que son frère, lui, a perdue, au point d'hésiter entre le pouvoir et la fuite (comme le pontife fugueur du Habemus papam de Moretti). En mélancolique réservé ou en dingue éclairé, Toni Servillo est grandiose. Le cinéma italien tiendra tant qu'il aura de tels acteurs. — Guillemette Odicino




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