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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 06:36
Mother
MOTHER


Film coréen de Joon-Ho Bong avec Won Bin, Hye-Ja Kim - (2009 - vostf - 2h10)
Une veuve élève son fils unique Do-joon qui est sa seule raison d'être. A 28 ans, il est loin d'être indépendant et sa naïveté le conduit à se comporter parfois bêtement et dangereusement ce qui rend sa mère anxieuse. Un jour, une fille est retrouvée morte et Do-joon est accusé de ce meurtre. Afin de sauver son fils, sa mère remue ciel et terre mais l'avocat incompétent qu'elle a choisi ne lui apporte guère d'aide. La police classe très vite l'affaire. Comptant sur son seul instinc maternel, ne se fiant à personne, la mère part elle-même à la recherche du meurtrier, prête à tout pour prouver l'innocence de son fils...


La critique [evene] par Jean-Nicolas Berniche
Au début du tournage de ‘Mother’, Bong Joon-ho imaginait une loupe, laissée au soleil, dont la cible se mettrait lentement à brûler. La métaphore sied à merveille au film, le cinéaste resserrant son intrigue autour du personnage de la mère, interprétée par l’icône coréenne Kim Hye-ja. Comme toujours dans le cinéma de Bong Joon-ho, le point de départ est prétexte à de nombreuses digressions : les visées politiques de ‘The Host’, la mise à mal du système judiciaire de ‘Memories of Murder’. Dans ‘Mother’, l’enquête policière sert à dépeindre la relation ambiguë entre une mère et son fils. Cette fois, au lieu d’élargir, le cinéaste se concentre sur cette seule relation moins évidente qu’il n’y paraît, donnant au gré du récit les clés au spectateur pour l’appréhender comme il se doit. ‘Mother’ est fait de faux-semblants, chaque personnage cache un double intérieur qui révèle une autre facette de l’histoire. Avec dextérité, Bong Joon-ho maintient la tension et le suspense jusqu’à la révélation finale, ironique et sans appel, en forme d’éternel retour. Moins impressionnant que ‘Memories…’, ‘Mother’ offre néanmoins au film noir une nouvelle pièce réussie avant un retour à la science-fiction qui s’annonce tout aussi jouissif : l’adaptation de la BD française ‘Le Transperceneige’, coproduite par Park Chan-wook.

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