Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 15:39

Jimmy's HallJIMMY'S HALL
Historique de Ken Loach avec Barry Ward, Simone Kirby, Jim Norton... (1h46)
1932. Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays. Dans l'Irlande qu'il retrouve, une dizaine d'années après la guerre civile, tous les espoirs sont permis... Malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l'Église, le jeune militant décide de rouvrir le "Hall", foyer de jeunesse gratuit et ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier ou discuter. Mais ses idées progressistes ne sont pas du goût de tout le monde au village, et les tensions refont surface.

Jimmy's Hall : un film qui rassemble 

Après sa Palme d'or remportée en 2006 avec Le Vent se lève, Ken Loach s'éprend une fois de plus des terres irlandaises pour dresser un film à la fois engagé et solidaire sur le fond, mais assez classique sur la forme.

 

Jimmy's Hall - Barry WardAprès s'être exilé dix ans à New York, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s'occuper de la ferme familiale. Une Irlande profondément changée après une décennie de guerre civile et la mise en place d'un nouveau gouvernement. Poussé par l'énergie des jeunes de Leitrim, Jimmy décide de rouvrir les portes d'un ancien dancing. Mais le succès grandissant, les tensions refont surface autour de cet homme aux idées progressistes.

 

Jimmy's Hall - Barry Ward, Simone KirbyPar le biais du portrait de cet homme qui symbolise à lui seul le changement, Ken Loach montre une société bien-pensante sclérosée autour d'une Eglise toute-puissante. C'est naturellement que le cinéaste britannique poursuit sa voie engagée d'un cinéma qui rassemble autour d'idéaux fortement marqués à gauche. L'élan de solidarité formé par cette jeunesse qui rêve juste d'un endroit à elle est filmé avec une vitalité que l'on se plaît à retrouver chez Ken Loach. Ce héros des temps modernes, libre, charismatique et tourmenté est incarné par le flegmatique Barry Ward et rythmé au son d'une musique irlandaise, qui viendrait s'acoquiner avec les notes jazzy venues de New York.

 

Brisant toutes les frontières, déplaçant tous les préjugés, Ken Loach démontre une fois de plus avec brio et simplicité que la liberté a un prix mais qu'avec un peu de courage et de solidarité, tout reste possible. Certes l'ensemble est orchestré dans un écrin pour le moins classique côté mise en scène, mais l'histoire n'a pas besoin d'artifices, ni de faux-semblants. Ici, c'est l'humain qui prime et c'est ce qui fait de ce Jimmy's Hall un film qui rassemble.

 

Par Laure Croiset

 

Partager cet article
Repost0

commentaires