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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 07:21

Expendables : Unité spéciale - Sylvester Stallone

 

 

 

 

Sans doute un des films les plus attendus de l'année, le nouveau bébé de Sylvester Stallone ne déçoit pas et atteint son but : faire revivre l'esprit du cinéma d'action qui a bercé toute une génération.

 

Retour aux sources

 

Un groupe indépendant de mercenaires d'élite vole au secours d'un pays sud-américain pour en renverser le dictateur. Histoire simplissime, qui n'est qu'un prétexte pour réunir l'élite des comédiens de films d'action d'hier et d'aujourd'hui, dans ce qui s'avère être un passage de flambeau des plus réjouissants. Autour de Barney Ross ( Stallone) se placent donc Lee Christmas ( Jason Statham), Yin Yang ( Jet Li), ou encore Gunnar Jensen ( Dolph Lundgren). Côté caméra, la réalisation dopée à la testostérone fournit l'énergie nécessaire aux séquences explosives et assure le spectacle. Au niveau des personnages, on est dans l'archétype : les gentils sont très forts et courageux et les méchants ( Eric Roberts et David Zayas) sont très méchants. Le ton est donné : le long-métrage rappelle les séries B du vendredi soir et ne se veut rien d'autre qu'un joyeux défouloir qui en met plein la vue du début à la fin.

Au chapitre des réjouissances : un lancer de missile à mains nues, un combat entre Lundgren et Li, coups de poings surpuissants du géant blond contre l'agilité de l'expert en arts martiaux, Statham qui tente de prouver durant tout le film que son lancer de couteau est plus rapide qu'une balle, le fusil surpuissant de Terry Crews tout droit sorti d'un jeu vidéo, avec des cartouches du diamètre d'un rouleau de sopalin... on en passe et des meilleures.

 

Le scénario de Stallone a privilégié les clins d'œil aux fans. C'est ainsi que l'ex-catcheur Steve Austin affronte l'ex-champion d'Ultimate Fighting Randy Couture, et que le personnage de Tool ( Mickey Rourke) coïncide étrangement avec son interprète : un ancien de l'équipe aux faits d'armes impressionnants qui ne va plus sur le terrain mais continue de les aider.

Second degré

Expendables : Unité spéciale - Sylvester StalloneImpossible de ne pas parler de la courte scène qui réunit les trois poids lourds : Stallone, Schwarzenegger et Bruce Willis. Il est extrêmement jouissif de les voir se donner la réplique, avec un Schwarzenegger présenté comme le «concurrent» de Ross, qui se moque de lui à coups de blagues à double sens sur sa filmographie (« c'est une mission pour lui, il aime la jungle et la boue »). La boucle est bouclée quand Ross explique le mauvais caractère de son rival par un lapidaire « il voudrait être président ».

 

L'humour, dont les acteurs ne sont pourtant pas coutumiers, est présent par éclats salvateurs. Jet Li a ainsi une tirade aux confins de l'absurde quand il justifie sa demande d'un salaire supérieur par un argument choc : « Je suis plus petit que vous tous, je suis donc celui qui fait le plus d'efforts. » On sent en permanence la complicité des acteurs et le plaisir qu'ils ont eu à tourner ensemble rejaillit sur le spectateur.

 

Que ce soit clair : Expendables n'est pas exactement le film le plus subtil de l'année, et ce n'est pas non plus le plus spectaculaire. Il ne réinvente pas le genre, mais lui offre un mise à jour doublée de clins d'œils quasi-permanents qui ne peuvent que réjouir tout connaisseur de la carrière des interprètes. S'il laissera de marbre tous les autres, le public visé sera enchanté par le cadeau que ce bon vieux Sly leur a fait pour l'été.

 

Par Yérim Sar pour 'touleciné" (17/08/2010 à 10h51)
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